Les agences des Nations Unies ont exhorté Washington à continuer de permettre l’entrée des demandeurs d’asile et à leur garantir une procédure régulière, après les déclarations du président américain Donald Trump annonçant un gel de l’immigration en provenance des « pays du tiers monde ». Cette réaction intervient dans un climat tendu, marqué par une attaque armée près de la Maison Blanche ayant servi de déclencheur politique au durcissement annoncé.
Le président Trump avait affirmé vouloir suspendre de manière permanente l’immigration issue de ces pays, ainsi que révoquer certains droits et prestations pour les non-citoyens. Ses propos ont été tenus dans le contexte de l’enquête sur une fusillade ciblant des soldats de la Garde nationale, attaque attribuée par les autorités à un ressortissant afghan entré aux États-Unis en 2021.
Les agences onusiennes ont rappelé que le droit de demander l’asile constituait une protection fondamentale ne devant pas être remise en cause, quel que soit le contexte sécuritaire. Elles ont insisté sur la nécessité de maintenir des mécanismes d’examen individuels et de garantir le respect des obligations internationales des États-Unis en matière de droits humains.
Les déclarations de l’ONU interviennent alors que plusieurs mesures migratoires ont déjà été accélérées par Washington depuis l’attaque. Le débat américain se polarise autour de la sécurité nationale, tandis que les organisations internationales mettent en garde contre des restrictions généralisées risquant de pénaliser des personnes fuyant des conflits ou des persécutions.
Les observateurs estiment que les tensions entre impératifs sécuritaires et engagements humanitaires pourraient s’intensifier dans les jours à venir, alors que l’administration américaine envisage de nouvelles annonces en matière d’immigration.