Les États-Unis imposent des sanctions à des entités iraniennes avant une nouvelle série de négociations
Les États-Unis imposent des sanctions à des entités iraniennes avant une nouvelle série de négociations

Les États-Unis ont annoncé ce mercredi des sanctions à l’encontre de sept entités iraniennes accusées de participer à des activités illégales dans le commerce du pétrole et de la pétrochimie. Cette décision intervient juste avant une nouvelle série de négociations entre Washington et Téhéran, prévue ce samedi, dans le cadre de la stratégie américaine visant à accentuer la pression sur l’Iran.

Dans un communiqué, le Département d’État américain a précisé que les sanctions visaient sept entités iraniennes et deux navires impliqués dans la vente de produits pétroliers et pétrochimiques iraniens. Dans une déclaration séparée, le secrétaire d’État Marco Rubio a précisé que la mesure concernait quatre vendeurs et un acheteur de produits pétrochimiques, pour des montants atteignant des centaines de millions de dollars.

Rubio a souligné que le président américain restait déterminé, dans le cadre de sa campagne de «  pression maximale  », à réduire à zéro les exportations illégales de pétrole et de produits pétrochimiques iraniens — y compris vers la Chine.

Ces sanctions surviennent à un moment particulièrement délicat, alors que les discussions entre les États-Unis et l’Iran sur le programme nucléaire iranien doivent reprendre ce samedi à Rome. Ce contexte renvoie à la décision de l’ancien président Donald Trump de se retirer de l’accord nucléaire de 2015, conclu entre l’Iran et les grandes puissances, qui visait à limiter sévèrement les activités nucléaires de Téhéran en échange d’un allègement des sanctions.

Depuis ce retrait, l’Iran a dépassé les limites de l’accord concernant l’enrichissement de l’uranium, alimentant les inquiétudes occidentales sur une possible volonté de développer des capacités nucléaires à vocation militaire. Téhéran continue cependant d’affirmer que son programme nucléaire est exclusivement civil, notamment pour la production d’énergie.

Jusqu’à présent, la mission iranienne auprès des Nations unies à New York n’a pas réagi à la demande de commentaire concernant ces nouvelles sanctions.

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