Trump brandit l’option d’une réponse ferme face à la répression en Iran, Téhéran dit se préparer à la guerre comme au dialogue
Trump brandit l’option d’une réponse ferme face à la répression en Iran, Téhéran dit se préparer à la guerre comme au dialogue

Le président américain Donald Trump a affirmé envisager une réponse « ferme » à la répression des manifestations en Iran, n’excluant pas des options militaires, tout en indiquant que des contacts étaient en cours avec des responsables iraniens et des figures de l’opposition. Cette crise constitue l’un des défis les plus sérieux pour le pouvoir clérical iranien depuis la révolution islamique de 1979.

Selon Trump, Washington pourrait rencontrer des représentants de Téhéran alors même que les États-Unis évaluent une large palette de scénarios, allant de sanctions renforcées à des actions militaires ou cybernétiques. Le président américain a averti que toute utilisation massive de la force contre les manifestants pourrait entraîner une réaction directe des États-Unis.

De son côté, le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araqchi a déclaré que l’Iran était « prêt à la guerre, mais aussi au dialogue ». Il a assuré que la situation intérieure était « sous contrôle », tout en accusant les États-Unis et Israël d’attiser les troubles afin de provoquer une intervention étrangère.

Les manifestations, déclenchées fin décembre par la flambée des prix, ont rapidement pris une dimension politique, visant les dirigeants religieux et les puissants Gardiens de la révolution, dont l’emprise économique nourrit un profond ressentiment populaire. L’organisation de défense des droits humains HRANA affirme avoir recensé près de 500 morts parmi les manifestants et plusieurs dizaines au sein des forces de sécurité, ainsi que plus de 10 000 arrestations, des chiffres impossibles à vérifier de manière indépendante.

Le président du Parlement iranien Mohammad Baqer Qalibaf a mis en garde Washington contre toute « erreur de calcul », avertissant qu’en cas d’attaque, Israël et les bases américaines dans la région seraient considérés comme des cibles légitimes. Les autorités iraniennes ont décrété plusieurs jours de deuil national et appelé à des rassemblements progouvernementaux pour dénoncer ce qu’elles qualifient « d’actes terroristes ».

La circulation de l’information reste fortement perturbée en Iran en raison de coupures d’internet. Trump a évoqué la possibilité de soutenir un rétablissement de l’accès au réseau, notamment via des solutions satellitaires. Pendant ce temps, Israël a été placé en état d’alerte maximale face à l’éventualité d’une intervention américaine, selon plusieurs sources sécuritaires.

Malgré l’ampleur inédite de la contestation, certains experts estiment que le régime iranien pourrait survivre à cette crise, au prix toutefois d’un affaiblissement durable. Trump, lui, continue d’afficher son soutien aux manifestants, affirmant que « l’Iran aspire à la liberté comme jamais auparavant » et que les États-Unis se disent prêts à « l’aider ».

Partager