Rome restreint l’influence du groupe chinois Sinochem chez Pirelli
Rome restreint l’influence du groupe chinois Sinochem chez Pirelli

Le gouvernement italien a décidé d’imposer des restrictions au groupe Sinochem afin de résoudre un conflit de gouvernance avec le fabricant de pneumatiques Pirelli.

Dans le détail, les autorités ont réduit le nombre de représentants de Sinochem au conseil d’administration de Pirelli, le faisant passer de huit à trois membres. Une mesure visant à limiter l’influence du groupe chinois au sein de l’entreprise italienne.

En outre, les administrateurs liés à Sinochem ne pourront plus occuper de fonctions exécutives au sein de Pirelli, renforçant ainsi le contrôle italien sur la gouvernance du groupe.

Cette décision s’inscrit dans un contexte de tensions croissantes autour des investissements étrangers dans des secteurs stratégiques, mais aussi dans la volonté de Rome de se conformer aux contraintes internationales, notamment liées aux restrictions américaines.

Le différend entre les deux parties portait sur l’équilibre des pouvoirs au sein de Pirelli, dont Sinochem est un actionnaire majeur. Les autorités italiennes cherchent ainsi à préserver l’autonomie décisionnelle du groupe face à un acteur étatique étranger.

Cette intervention illustre la vigilance accrue des gouvernements européens face aux prises de participation étrangères dans des entreprises jugées sensibles, en particulier dans un contexte de rivalités économiques et géopolitiques.

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