Paris: Audition of Legislative Elections’ Candidates By Medef
French far-right Rassemblement National (RN) party President and lead MEP Jordan Bardella looks on during the audition of legislative elections' candidates organised by French business confederation (Medef), in Paris, FRANCE - 20/06/2024. The French president announced on 09 June the dissolution of the National Assembly and called for new elections on 30 June and 07 July. Elections Legislatives anticipees, auditions de chefs de parti et de coalition par le MEDEF a la Salle Gaveau a Paris, FRANCE - 20/06/2024.//JEE_medef.36/Credit:J.E.E/SIPA/2406232102

De nouvelles révélations viennent ternir l’image de Jordan Bardella, président du Rassemblement national (RN). Selon des informations publiées par Libération, un dossier de 1 500 pages aurait été falsifié pour masquer un emploi fictif que Bardella aurait occupé au Parlement européen en 2015. À l’époque, il travaillait comme assistant parlementaire en contrat à durée déterminée (CDD).

Les accusations portent sur une période allant de février à juin 2015. Ce dossier aurait été conçu en 2017, sous l’impulsion de Jean-François Jalkh, alors eurodéputé, pour disculper Bardella, soupçonné d’avoir occupé cet emploi fictif. Le stratagème aurait consisté à fabriquer une revue de presse antidatée à 2015. Toutefois, une erreur a été commise : une seule page du document conserve la mention « 2017 Factiva, Inc. », prouvant ainsi que le travail a été réalisé bien après les faits supposés.

Bien que Bardella ne soit pas directement visé par le procès en cours, qui concerne principalement d’autres cadres du RN, cette nouvelle pourrait le placer au cœur de l’affaire. Les enquêteurs, pour l’instant, ont préféré ne pas se focaliser sur lui, car les sommes d’argent impliquées dans son cas (10 444 euros) sont nettement inférieures à celles détournées par d’autres membres du parti. Cependant, l’enquête reste en cours et pourrait se pencher plus en détail sur son rôle.

Jordan Bardella a toujours nié toute implication dans cette falsification. Il affirme que l’agenda présenté comme preuve est un faux, mais Libération avance, grâce à des analyses graphologiques et des témoignages, que l’écriture sur ces documents serait bien la sienne. À ce stade, Bardella n’a pas encore réagi publiquement à ces nouvelles accusations.

Le procès des assistants parlementaires du RN, en pleine phase judiciaire, pourrait connaître un rebondissement avec ces nouveaux éléments accablants contre le jeune leader du parti.

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