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La COP29, conférence annuelle des Nations Unies sur le climat, s’est ouverte ce lundi à Bakou, en Azerbaïdjan, dans un contexte tendu par la récente réélection de Donald Trump. Cette réélection suscite des inquiétudes concernant le retrait attendu des États-Unis de l’accord de Paris, alimentant ainsi les débats sur le financement climatique pour les pays en développement.

Un appel à la solidarité internationale

Depuis l’ouverture du sommet, le président de la COP29, Mukhtar Babaïev, a insisté sur l’urgence de renforcer la coopération mondiale en matière de climat. Dans son discours d’ouverture, Simon Stiell, directeur de l’ONU pour le climat, a exhorté les dirigeants à montrer que la coopération internationale « n’est pas morte ». Le grand enjeu de cette COP est de fixer un nouveau montant pour l’aide climatique destinée aux pays en développement, les aidant à faire face aux défis du changement climatique sans dépendre du charbon ni du pétrole.

Malgré la gravité de la situation, plusieurs dirigeants mondiaux ne participeront pas à la conférence, dont Emmanuel Macron, Olaf Scholz et Joe Biden, tandis que l’ombre de Trump plane sur les discussions. Bien que les États-Unis aient envoyé une délégation, le futur retrait du pays de l’accord de Paris pourrait freiner les ambitions climatiques de la COP29.

Les discussions à Bakou se concentreront sur la question du financement climatique, un enjeu majeur pour les pays en développement. Actuellement, l’aide s’élève à 116 milliards de dollars par an, mais les pays en développement réclament un soutien de plusieurs milliers de milliards. Cependant, les pays riches jugent cette demande difficilement supportable pour leurs finances publiques, surtout dans un contexte économique tendu.

Les discussions risquent donc d’être âprement disputées sur le montant de l’aide, les modalités de financement et les pays responsables de contribuer. Stiell a souligné l’importance pour les économies du G20 de participer à cet effort pour éviter un réchauffement climatique aux conséquences dramatiques.

Une conférence critiquée

L’organisation de cette COP en Azerbaïdjan, un pays dépendant du pétrole, a également suscité des critiques de la part des ONG, qui dénoncent les violations des droits humains et les arrestations de militants environnementaux par le gouvernement local.

Les derniers rapports indiquent que le monde se dirige vers une augmentation de la température de 3,1 °C d’ici la fin du siècle si des mesures radicales ne sont pas prises. L’accord de Paris vise à limiter le réchauffement à 2 °C, avec un objectif idéal de 1,5 °C, mais les experts préviennent que 2024 pourrait bien atteindre la limite de 1,5 °C, un seuil critique pour de nombreux écosystèmes.

La COP29 représente un moment de vérité pour les négociations climatiques mondiales. À Bakou, les discussions porteront sur le montant du financement climatique, la coopération internationale et la volonté des grandes puissances à agir face à la crise climatique. L’absence de certains dirigeants et les tensions géopolitiques exacerbées rendent cet objectif difficile, mais essentiel pour l’avenir climatique de la planète.

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