Invitée ce jeudi 23 octobre sur CNEWS, Nina Graziani, porte-parole du collectif Némésis, a livré un témoignage poignant après avoir assisté au procès de Dahbia Benkired, accusée d’avoir violé, torturé et tué la petite Lola Daviet. L’activiste féministe a dénoncé la complaisance d’une partie de la gauche face au drame. « On est très certainement regardés actuellement par Dahbia Benkired, elle adore qu’on parle d’elle. C’est une psychopathe notée 5 sur 5 sur l’échelle de la psychopathie », a-t-elle expliqué, saluant au passage « le courage immense » de la mère de Lola, restée dans la salle jusqu’à la fin des images les plus insoutenables.
Une indignation contre la gauche et le laxisme migratoire
Très émue, Nina Graziani a dénoncé la tentative de certains militants de gauche de « déplacer le débat » vers le patriarcat ou les violences subies par l’accusée. « C’est absolument révoltant », a-t-elle lancé. Elle a rappelé que Dahbia Benkired, Algérienne de 26 ans, était sous le coup d’une obligation de quitter le territoire français (OQTF) jamais exécutée : « Si cette OQTF avait été appliquée, Lola serait encore en vie. »
Face à ce qu’elle qualifie d’« inversion morale », la militante de Némésis a pointé la responsabilité d’un État défaillant et d’une gauche « qui préfère plaindre les bourreaux plutôt que défendre les victimes ». À la veille du verdict, son message résonne comme un cri de colère et un appel à la fermeté contre le laxisme migratoire que partage désormais une grande partie de la population française.