L’Angola relance sa production pétrolière avec 60 000 barils supplémentaires par jour
L’Angola relance sa production pétrolière avec 60 000 barils supplémentaires par jour

LE CAP, 23 juillet — L’Angola a enregistré une avancée significative dans ses efforts pour enrayer la baisse de sa production pétrolière, grâce au lancement de deux nouveaux projets offshore qui ajouteront 60 000 barils par jour (b/j) à son volume national. L’annonce a été faite mercredi par l’Agence nationale du pétrole, du gaz et des biocarburants (ANPG).

Deuxième producteur de pétrole d’Afrique subsaharienne derrière le Nigeria, l’Angola a vu sa production chuter de moitié depuis son pic de 2 millions de b/j atteint en 2008, en raison du vieillissement de ses champs pétroliers. Afin de renverser cette tendance, le pays a réformé sa réglementation pétrolière pour attirer les investissements étrangers et stimuler l’exploitation de nouveaux gisements.

Les projets lancés mercredi sont le développement CLOV Phase 3 et le projet BEGONIA, chacun devant contribuer à hauteur de 30 000 b/j. Le CLOV 3, situé dans le bloc 17, est un projet satellite connecté à une unité flottante de production, de stockage et de déchargement (FPSO) déjà en place, facilitant ainsi une mise en service rapide.

L’année dernière, le président João Lourenço a approuvé une législation destinée à encourager l’augmentation progressive de la production dans les zones offshore. Cette réforme intervient après le départ de l’Angola de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), à la suite d’un désaccord sur les quotas de production de brut.

Grâce à ces deux nouvelles initiatives, les autorités espèrent maintenir la production nationale au-dessus du seuil symbolique d’un million de barils par jour. Cette hausse représente une étape importante pour la relance économique du pays, fortement dépendant de ses revenus pétroliers.

Les opérateurs impliqués dans ces projets incluent des poids lourds du secteur comme Azule Energy, Equinor ASA et ExxonMobil. Le gouvernement angolais espère que ce regain de dynamisme dans le secteur énergétique servira de catalyseur à d’autres investissements, à un moment où le pays cherche à diversifier son économie tout en consolidant ses acquis énergétiques.

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