Nancy Pelosi, figure historique du Parti démocrate et première femme à avoir présidé la Chambre des représentants des États-Unis, a annoncé jeudi qu’elle ne se représenterait pas lors des élections de 2026, marquant la fin d’une carrière politique de près de quarante ans.
Âgée de 85 ans, l’élue de Californie a confirmé sa décision quelques jours après le succès de la « Proposition 50 », une mesure de redécoupage électoral dans son État visant à renforcer la représentation démocrate à la Chambre. « Je ne me représenterai pas au Congrès. C’est avec gratitude que j’envisage ma dernière année de service », a-t-elle déclaré sur les réseaux sociaux.
Pelosi, élue pour la première fois en 1987, a été une figure centrale du paysage politique américain. Elle a joué un rôle déterminant dans l’adoption de la réforme de santé d’Obama, l’« Obamacare », qu’elle considère comme « la plus grande réussite » de sa carrière. Elle a aussi dirigé les deux procédures de destitution de Donald Trump, avec qui elle a entretenu une relation notoirement conflictuelle. Le 45e président l’a qualifiée jeudi de « malfaisante » et de « fardeau pour le pays ».
Symbole de la ténacité démocrate, Pelosi a mené la Chambre d’une main de fer, devenant un modèle pour de nombreuses femmes politiques. Fatima Goss Graves, du National Women’s Law Center, a salué « une pionnière qui a ouvert la voie à des générations entières ».
Son départ intervient à un moment de transition au sein du Parti démocrate, marqué par une volonté de renouvellement générationnel. Hakeem Jeffries, actuel chef des démocrates à la Chambre, devrait naturellement reprendre le flambeau si son parti reprend le contrôle après les élections de mi-mandat de 2026.
Connue pour son style énergique, ses escarpins iconiques et sa discipline redoutable, Nancy Pelosi laisse derrière elle un héritage politique considérable — entre luttes sociales, réformes majeures et affrontements historiques qui ont façonné la politique américaine contemporaine.