Le Medef sort du bois et n’y va pas par quatre chemins: l’organisation patronale dit redouter la progression de La France insoumise et les accords locaux noués avec le Parti socialiste dans plusieurs grandes villes.
Depuis le 16 mars, des antennes territoriales affichent publiquement leurs inquiétudes, brandissant le risque d’une orientation jugée « anti-entreprise » et la crainte, très concrète, de décisions municipales moins favorables aux acteurs économiques si des listes communes venaient à l’emporter. Le message est clair pour le lecteur comme pour les états-majors: dans les mairies, l’idéologie se traduit vite en arrêtés, en taxes et en arbitrages budgétaires.
Toulouse, « laboratoire de la décroissance »… et signal politique national
A Toulouse, le Medef de Haute-Garonne a dégainé dès le lendemain du premier tour pour dénoncer l’accord conclu entre François Piquemal (LFI) et François Briançon (PS), son président Pierre-Olivier Nau allant jusqu’à évoquer dans la presse le spectre d’un « laboratoire de la décroissance ». Dans son viseur, une possible hausse des impôts locaux pesant sur les employeurs, des révisions de projets d’aménagement et de transport portés par la majorité sortante, ou encore des choix sur la ligne à grande vitesse Toulouse-Bordeaux, la construction de logements neufs et la disponibilité du foncier pour accueillir des activités économiques.
La CPME partage une partie de ces préoccupations et, fait rare à ce degré de netteté, les deux organisations appellent à voter pour la liste du maire sortant Jean-Luc Moudenc, divers droite, comme si l’élection municipale devenait un test grandeur nature de la lisibilité offerte aux investisseurs… et un avant-goût des rapports de force qui se dessinent déjà pour 2026.
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