À Lyon, Doucet trace une ligne: pas d'Insoumis dans son exécutif
À Lyon, Doucet trace une ligne: pas d'Insoumis dans son exécutif

La gauche s’unit sur le papier mais les portes de l’hôtel de ville ne s’ouvrent pas à tout le monde. Grégory Doucet, maire écologiste sortant arrivé en tête du premier tour avec 37,36% des voix, a assuré jeudi sur franceinfo que La France insoumise n’aurait pas sa place dans son exécutif en cas de réélection. « Les élus Insoumis siégeront probablement dans l’opposition, mais ne feront pas partie de mon exécutif », a-t-il tranché, face à une campagne déjà tendue et à un second tour qui s’annonce disputé, notamment contre Jean-Michel Aulas.

La sortie n’arrive pas par hasard. La candidate LFI Anaïs Belouassa-Cherifi a annoncé une « fusion technique » avec la liste de l’édile écologiste, histoire de rassembler les forces à gauche au second tour. Doucet, lui, présente l’accord comme une union strictement électorale, sans promesse de strapontins au sein de la majorité municipale après le scrutin. Les candidats insoumis qui pouvaient se maintenir ont été intégrés à la liste d’union conduite par les écologistes, mais le message est limpide: alliance de circonstance, gouvernance sous contrôle.

Doucet veut la continuité, Aulas dénonce

Entre les deux tours, le maire sortant affirme qu’il ne bougera pas d’un iota. « Le programme que j’ai présenté au premier tour est celui que je présente au second tour », a-t-il insisté, promettant de l’appliquer dès le lendemain du vote. En face, Jean-Michel Aulas a dénoncé un accord « honteux », selon Doucet, signe que l’entente à gauche devient aussi un angle d’attaque pour la droite et le centre, qui y voient un bricolage électoral plus qu’un projet commun.

Autre front, plus sensible: la polémique autour de Quentin Deranque, militant identitaire tué à Lyon. Interrogé sur cette affaire, Doucet a mis en cause son adversaire en affirmant que Jean-Michel Aulas lui aurait demandé, quelques jours après les faits, d’afficher le portrait du jeune homme sur les grilles de l’hôtel de ville. Le maire sortant dénonce une « récupération politique » de ce drame et rejette toute leçon sur l’antisémitisme, en référence à des éléments rapportés sur les positions de Deranque. Reste une certitude: à mesure que l’échéance approche, Lyon devient un théâtre où les alliances se font et se défont, tandis que la bataille des symboles monte d’un cran.

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