Quatorze ans après le carton de « Sur la piste du Marsupilami » d’Alain Chabat, le célèbre animal imaginé par André Franquin revient au cinéma dans une nouvelle version réalisée par Philippe Lacheau, attendue en salles le 4 février 2026. Le film marque le retour de la “Bande à Fifi” et reprend, côté casting, un visage déjà associé à la franchise : Jamel Debbouze, de nouveau dans la peau de Pablito Camaron. Cette fois, l’histoire s’organise autour d’un bébé marsupilami, embarqué loin de sa jungle, au cœur d’un voyage qui tourne rapidement à la pagaille.
Un œuf à convoyer, une croisière, et un bébé marsupilami qui met le feu aux poudres
Le scénario suit David Ticoule, joué par Philippe Lacheau, un employé contraint d’accepter une mission douteuse pour sauver son poste. Son patron, interprété par Jean Reno, lui confie la récupération d’un colis secret : un œuf de marsupilami. David se retrouve à bord d’une croisière entre l’Amérique du Sud et la France avec son ex-femme Tess (Élodie Fontan), leur fils, et un collègue très maladroit, Stéphane (Julien Arruti), utilisé comme porteur malgré lui. Lorsque l’œuf éclot en plein trajet, l’arrivée de “Bibi”, bébé marsupilami au pelage jaune à pois noirs, fait basculer la mission en périple incontrôlable.
Autour d’eux gravite une galerie de seconds rôles et de caméos, avec notamment Tarek Boudali, Gérard Jugnot ou Didier Bourdon. Le film multiplie aussi les clins d’œil à la pop culture et aux films d’aventure, en assumant un rythme de gags et de cascades qui cherche à rester accessible au public familial.
Une créature très “physique”, mais un ton qui divise
L’un des choix marquants de cette nouvelle adaptation tient à la fabrication du bébé marsupilami : la créature a été réalisée en grande partie en animatronique, afin d’être manipulée sur le plateau, tandis que certains mouvements — notamment ceux de la queue reposent sur des effets numériques. Le parti pris donne au personnage une présence plus tangible, avec des expressions et une interaction directe avec les comédiens, là où une créature entièrement en images de synthèse aurait pu paraître plus distante.
Reste que l’esprit du film se situe clairement dans la continuité des comédies de Philippe Lacheau et de sa troupe : humour potache, dynamique de couple en conflit, blagues très appuyées et séquences calibrées pour l’efficacité. Cette orientation, assumée comme une comédie familiale énergique par certains, est aussi celle qui peut laisser d’autres spectateurs sur le bord de la route, notamment quand le récit hésite entre la farce pure et une tentative plus émotionnelle autour de la cellule familiale. Avec ce « Marsupilami », Philippe Lacheau rejoue donc sa partition : une aventure menée tambour battant, portée par une mascotte irrésistible, mais dont le dosage entre déjanté, tendre et franchement lourd risque de faire débat dès sa sortie.