La Thaïlande a annoncé avoir interrompu le transit de carburant via un poste-frontière avec le Laos, craignant que ces livraisons ne soient détournées vers le Cambodge, alors que les affrontements entre les deux voisins se poursuivent et gagnent en intensité. Selon l’armée thaïlandaise, une partie du carburant acheminé vers le Laos aurait été destinée aux forces cambodgiennes.
Les combats, entrés dans leur deuxième semaine, se déroulent le long de la frontière terrestre longue de 817 kilomètres qui sépare la Thaïlande et le Cambodge. Les deux armées reconnaissent des affrontements en plusieurs points, sans signe d’apaisement malgré les efforts diplomatiques internationaux pour obtenir un cessez-le-feu, y compris des appels du président américain Donald Trump.
Le bilan humain s’alourdit, avec au moins 38 morts et près d’un demi-million de personnes déplacées des deux côtés de la frontière, selon des chiffres communiqués par les autorités. Les violences s’étendent de zones forestières proches de la frontière laotienne jusqu’aux provinces côtières, une ampleur jugée sans précédent dans l’histoire récente des relations entre les deux pays.
Sur le plan diplomatique, une réunion spéciale des ministres des Affaires étrangères d’Asie du Sud-Est, qui devait se tenir mardi et aurait pu permettre un échange direct entre responsables thaïlandais et cambodgiens, a été reportée au 22 décembre à la demande de Bangkok, a indiqué le ministère malaisien des Affaires étrangères.