Au moins 50 corps ont été retrouvés dans les décombres de l’école islamique Al Khoziny à Sidoarjo, dans la province de Java oriental, après l’effondrement dramatique du bâtiment la semaine dernière, ont annoncé lundi les autorités. Treize personnes restent toujours portées disparues alors que les opérations de recherche se poursuivent.
Il s’agit de la catastrophe la plus meurtrière survenue en Indonésie en 2025. Le drame a frappé un pensionnat pour garçons, accueillant principalement des adolescents. L’effondrement brutal des structures en béton a enseveli des centaines d’élèves, ne laissant que très peu de temps aux secours pour intervenir.
Les sauveteurs, appuyés par des équipes spécialisées et des volontaires, ont travaillé sans relâche pour dégager les gravats à la main ou à l’aide d’équipements mécaniques. Une grande partie des corps retrouvés ont été identifiés, mais les autorités locales redoutent que le bilan ne s’alourdisse encore, les chances de retrouver des survivants s’amenuisant chaque heure.
Les causes de l’effondrement ne sont pas encore officiellement établies. Des experts en construction ont été dépêchés sur place pour évaluer si des défauts structurels ou un manque d’entretien pourraient être à l’origine de la tragédie. Certains responsables évoquent également de fortes pluies ayant fragilisé le bâtiment dans les jours précédents.
Le président indonésien a exprimé sa profonde tristesse et promis une enquête complète. Il a également appelé à renforcer les normes de sécurité dans les établissements scolaires, en particulier dans les internats religieux souvent surpeuplés. L’effondrement d’Al Khoziny soulève de vives inquiétudes quant à la sécurité des infrastructures éducatives dans tout le pays.