Le célèbre parc d’attractions français s’apprête à vivre une véritable « révolution », selon Dominique Thillaud, directeur général de la Compagnie des Alpes, son propriétaire. Avec un plan d’investissement inédit de 250 millions d’euros d’ici à 2030, le site gaulois ambitionne de franchir un cap décisif : intégrer le Top 5 des parcs européens.
Une stratégie d’expansion sans précédent
Fort de ses 2,9 millions de visiteurs annuels, le Parc Astérix occupe aujourd’hui la deuxième place en France derrière Disneyland Paris. Pour consolider cette position et gagner encore en attractivité, le groupe prévoit d’augmenter la capacité d’accueil de 20 % et de créer près de 900 emplois d’ici 2029. L’objectif : renforcer l’immersion dans l’univers d’Astérix en développant de nouvelles zones thématiques et en améliorant le confort de visite. Dès 2026, la zone Égypte sera entièrement repensée. Un village au bord du Nil y sera reconstitué, et plusieurs attractions existantes seront thématisées, comme les Chaises volantes rebaptisées L’Envol d’Ibis et le restaurant Le Cirque, qui deviendra Les Comptoirs d’Épidémaïs.
Une immersion totale dans l’univers méditerranéen et britannique
En 2027, le parc transformera sa zone Grèce sur 5 000 m², inspirée des couleurs pastel de l’île de Symi, près de Rhodes. Deux nouvelles attractions familiales, une aire de jeux et un vaste restaurant de 450 places compléteront cet espace au bord du lac.
La même année, un quatrième hôtel, baptisé L’Odyssée, ouvrira ses portes. Cet établissement quatre étoiles de 300 chambres, conçu comme un caravansérail, s’articulera autour de quatre univers antiques (égyptien, perse, phénicien et mésopotamien). Il proposera un centre de séminaires, deux restaurants, et une architecture verdoyante évoquant les grands voyages d’Astérix. Mais c’est en 2028 que le parc frappera un grand coup avec la création de Londinium, une nouvelle zone remplaçant les anciennes Rues de Paris. Inspirée de l’album Astérix chez les Bretons, elle plongera les visiteurs dans une ambiance typiquement britannique, entre Big Ben, bus rouges et humour anglais. Cette zone couverte comprendra une montagne russe intérieure immersive, une attraction interactive dans la pénombre autour de la potion magique, un pub-restaurant et un espace de jeux familial.
Un parc plus abrité, plus vivant et plus durable
Le Parc Astérix entend aussi répondre à un enjeu structurel : réduire sa dépendance à la météo. Deux tiers des nouveaux projets seront entièrement couverts, permettant d’accueillir le public dans de meilleures conditions, notamment en automne et en hiver. Sans ouvrir toute l’année, le parc prolongera ses saisons, avec des événements thématiques comme Peur sur le Parc à la Toussaint ou Le Noël gaulois. Avec cette série d’innovations, le Parc Astérix s’offre une nouvelle ambition : celle de devenir non seulement un pilier du divertissement familial français, mais aussi un géant européen de l’immersion culturelle et mythologique, où chaque univers, du Nil à la Bretagne, portera l’esprit frondeur et festif du plus célèbre des Gaulois.