Le Somaliland prêt à offrir minerais et bases militaires aux États-Unis
Le Somaliland prêt à offrir minerais et bases militaires aux États-Unis

Le Somaliland, territoire autoproclamé indépendant depuis 1991 après sa sécession de la Somalie, cherche à consolider sa reconnaissance internationale. Après la reconnaissance officielle d’Israël fin 2025 (une première depuis plus de trois décennies) les autorités somalilandaises affichent désormais leur volonté de renforcer leurs liens avec Washington.

Dans un entretien accordé à l’AFP, le ministre de la Présidence, Khader Hussein Abdi, a indiqué que le Somaliland était disposé à accorder aux États-Unis un accès privilégié à ses ressources minières. « Nous sommes prêts à accorder des exclusivités minières aux États-Unis », a-t-il déclaré, ajoutant que le territoire était également « ouvert à l’idée d’offrir des bases militaires aux États-Unis ».

Cette offre s’inscrit dans une stratégie diplomatique visant à obtenir davantage de reconnaissances internationales et à sécuriser des partenariats stratégiques. Situé dans la Corne de l’Afrique, face au golfe d’Aden et à l’une des routes maritimes les plus fréquentées au monde, le Somaliland occupe une position géopolitique sensible, dans une région marquée par la rivalité des grandes puissances.

La reconnaissance par Israël a provoqué la colère du gouvernement fédéral somalien à Mogadiscio, qui considère toujours le Somaliland comme une partie intégrante de son territoire. Toute initiative étrangère impliquant une reconnaissance ou une coopération militaire directe avec Hargeisa pourrait raviver les tensions régionales.

Pour le Somaliland, l’ouverture aux États-Unis représente à la fois un levier diplomatique et un pari stratégique : transformer ses ressources naturelles et sa position géographique en instruments de légitimation internationale. Reste à savoir si Washington sera prêt à s’engager sur un terrain diplomatique aussi sensible dans la Corne de l’Afrique.

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