L’Afrique du Sud ne modifiera pas sa politique en matière de questions raciales malgré les pressions de Washington, a déclaré jeudi le ministre des Affaires étrangères Ronald Lamola. Cette déclaration intervient au lendemain de la confirmation par les États-Unis que Pretoria serait exclue du G20 durant la présidence américaine, une décision qui a provoqué une vive réaction diplomatique.
Le secrétaire d’État américain Marco Rubio a accusé le gouvernement sud-africain de pratiquer un « racisme » envers ses citoyens blancs, reprenant une allégation également formulée par le président Donald Trump mais largement discréditée par des experts et organisations internationales. Pretoria rejette fermement ces accusations, estimant qu’elles reposent sur une interprétation erronée des politiques visant à réduire les inégalités héritées de l’apartheid.
Lamola a affirmé que son pays ne céderait pas aux pressions étrangères et qu’il restait déterminé à poursuivre ses réformes internes sans compromission. Il a souligné que l’Afrique du Sud continuerait à défendre ses principes constitutionnels et à travailler avec ses partenaires internationaux, tout en refusant toute ingérence dans ses politiques nationales.
La décision américaine d’exclure Pretoria du G20 sous sa présidence constitue un camouflet diplomatique pour le pays, qui avait jusque-là participé activement aux débats économiques internationaux. Elle risque aussi d’accentuer les tensions entre les deux nations, alors que l’Afrique du Sud cherche à renforcer ses alliances au sein du continent africain et du groupe des BRICS. Lamola a toutefois assuré que Pretoria continuerait de jouer un rôle constructif sur la scène internationale malgré ce revers.