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Au 1ᵉʳ janvier 2025, les prisons françaises comptaient 80 669 détenus pour une capacité de 62 385 places, soit une densité carcérale globale de 129,3 %. Ce chiffre est proche du record établi le 1ᵉʳ décembre 2024, avec 80 792 détenus.

La surpopulation est particulièrement préoccupante dans certaines structures : seize établissements ou quartiers pénitentiaires affichent une densité égale ou supérieure à 200 %, contraignant 4 310 détenus à dormir sur des matelas posés à même le sol.

Les maisons d’arrêt, qui accueillent les détenus en attente de jugement et ceux condamnés à de courtes peines, présentent une densité carcérale de 156,5 %. Parmi les personnes incarcérées, 20 779 sont des prévenus en attente de leur jugement définitif. Au total, 96 923 personnes étaient placées sous écrou au 1ᵉʳ janvier, dont 16 254 sous bracelet électronique ou en placement à l’extérieur.

Malgré des mesures telles que l’interdiction des peines de prison de moins d’un mois et le développement de travaux d’intérêt général, la France reste l’un des pays européens les plus touchés par la surpopulation carcérale, se classant troisième derrière Chypre et la Roumanie.

L’Observatoire international des prisons (OIP) a déploré que, cinq ans après la condamnation de la France par la Cour européenne des droits de l’homme en janvier 2020, aucune mesure générale d’envergure n’ait été prise pour enrayer le surpeuplement carcéral.

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