Outre-mer, mortalité routière en hausse de 6 % en 2025 : le protoxyde d’azote pointé du doigt
Outre-mer, mortalité routière en hausse de 6 % en 2025 : le protoxyde d’azote pointé du doigt

Alors que la consommation de protoxyde d’azote explose en France, des solutions technologiques de détection du gaz dans l’air expiré existent désormais, semblables aux éthylotests, et sont déjà testées avec succès au Danemark et en Belgique. Ces dispositifs permettent d’identifier immédiatement la présence de N₂O dans l’air expiré afin d’aider les forces de l’ordre à prévenir les accidents routiers liés à sa consommation.

Un phénomène en forte progression chez les jeunes

Entre 2020 et 2023, les incidents graves liés à l’usage détourné du protoxyde d’azote ont été multipliés par 3,8, selon l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM). Certaines villes ont tenté d’enrayer le phénomène : à Lille, où un arrêté municipal interdit l’usage du « gaz hilarant » depuis mai 2025, près de 300 contraventions ont été dressées en trois mois. Pourtant, l’usage reste très répandu, notamment chez les jeunes. D’après une enquête Ipsos réalisée en juin 2025 pour la fondation Vinci Autoroutes, 10 % des moins de 35 ans ont déjà consommé du N₂O lors de soirées entre amis, et 50 % d’entre eux l’ont utilisé avant ou pendant la conduite.

Un danger sous-estimé et un encadrement encore insuffisant

Détourné de ses usages médicaux ou alimentaires pour ses effets euphorisants, le protoxyde d’azote provoque vertiges, perte de conscience et ralentissement des réflexes, des effets incompatibles avec la conduite. À long terme, il peut entraîner des troubles neurologiques et cardiaques graves. En France, son encadrement reste limité. Si plusieurs lois récentes restreignent sa vente et prévoient des sanctions en cas d’accident, le N₂O ne figure pas encore dans la liste officielle des substances psychoactives détectables au volant. Cette lacune s’explique notamment par l’absence, jusqu’à récemment, de technologies de mesure reconnues par la législation.

Des technologies prêtes à soutenir la prévention routière

De nouvelles solutions de détection, capables d’identifier le protoxyde d’azote dans l’air expiré à très faibles concentrations, pourraient changer la donne, elles permettent des contrôles rapides et précis jusqu’à cinq heures après inhalation. Compactes, mobiles et faciles à utiliser, ces innovations offrent aux forces de l’ordre un moyen concret d’intégrer le protoxyde d’azote dans les contrôles routiers, au même titre que l’alcool ou les stupéfiants. Les premiers retours du terrain en Belgique et au Danemark confirment leur fiabilité et leur efficacité, ouvrant la voie à une adoption plus large dans le reste de l’Europe. Quand en France ?

Que retenir rapidement ?

Alors que la consommation de protoxyde d’azote explose en France, des solutions technologiques de détection du gaz dans l’air expiré existent désormais, se

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