Procès de Booba : le rappeur jugé pour cyberharcèlement aggravé et injures discriminatoires
Procès de Booba : le rappeur jugé pour cyberharcèlement aggravé et injures discriminatoires

Booba comparaît ce mercredi 1er avril devant le tribunal correctionnel de Paris dans une nouvelle affaire liée à des publications diffusées sur le réseau social X. Déjà confronté à la justice dans un dossier de cyberharcèlement, le rappeur de 49 ans doit cette fois répondre de faits similaires, ainsi que d’injures racistes visant deux journalistes.

Une audience reportée après une première convocation en 2025

L’audience avait initialement été fixée au 3 décembre 2025, avant d’être renvoyée à la demande de la défense. En septembre 2025, Booba s’était vu remettre par un magistrat du parquet une convocation à comparaître devant le même tribunal. Depuis cette date, l’artiste, qui réside aux États-Unis, avait été placé sous contrôle judiciaire avec l’interdiction d’entrer en contact avec les victimes.

Lors de la précédente audience, Booba n’était pas présent. Son avocate, Marie Roumiantseva, avait indiqué qu’il était « souffrant », sans préciser la nature de son état de santé. Elle avait également assuré qu’« il aimerait pouvoir être entendu et être présent ».

Des poursuites pour cyberharcèlement aggravé et injures publiques discriminatoires

Au cours de ce procès, le rappeur originaire des Hauts-de-Seine devra répondre de plusieurs chefs d’accusation. Dans le dossier concernant la journaliste de France Télévisions Linh-Lan Dao, il est principalement poursuivi pour cyberharcèlement aggravé et injures publiques discriminatoires. Les faits reprochés portent sur des messages publiés en janvier 2024 sur X, dans lesquels il faisait notamment référence aux origines de la journaliste.

L’avocate de la plaignante insiste sur la gravité des faits

Au moment du report de l’audience, l’avocate de la plaignante, Ilana Soskin, avait estimé qu’il était « important que les prévenus assistent à leur procès pour qu’ils comprennent que ce qu’ils ont commis est grave ». Cette position s’inscrivait dans un contexte où les messages publiés sur les réseaux sociaux avaient suscité une forte visibilité et une large diffusion.

Tristan Mendès France également visé par des messages publiés sur X

Booba devra aussi s’expliquer sur des publications visant l’essayiste Tristan Mendès France, également diffusées en janvier 2024 sur X. Le rappeur avait écrit à son sujet : « Il est nez avant la honte », en accompagnant ce message d’une photographie de la victime accolée à une autre du tueur en série Francis Heaulme. Il lui est aussi reproché d’avoir utilisé le terme « nezfaste ».

Tristan Mendès France, spécialiste de la complosphère, avait affirmé que ces publications avaient entraîné « un flot spectaculaire de commentaires antisémites » en raison de l’audience et de l’influence du compte du rappeur sur la plateforme.

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