C’est un second acquittement pour l’influenceur. Jeremstar a une nouvelle fois été relaxé ce mercredi par la cour d’appel de Paris dans l’affaire de travail dissimulé qui l’opposait à un ancien collaborateur. La justice a confirmé le jugement de première instance prononcé en octobre 2023, estimant qu’aucun lien de subordination n’existait entre les deux hommes.
L’affaire remontait à 2020, lorsqu’un ancien collaborateur, Bruno Etenna, avait porté plainte pour travail dissimulé, affirmant avoir réalisé 222 vidéos pour l’influenceur entre 2012 et 2017 sans être déclaré ni rémunéré. Malgré ces accusations, les magistrats ont maintenu leur position : les deux hommes évoluaient dans une « position d’égalité » sans relation employeur-salarié.
Une collaboration entre amis
Le cœur du débat judiciaire reposait sur la nature de la relation entre Jeremstar et son ancien collaborateur. Si ce dernier se présentait comme un réalisateur non rémunéré, la justice a retenu l’argument de la collaboration amicale et bénévole, fréquente dans les débuts des carrières sur les réseaux sociaux.
Jeremstar, de son vrai nom Jérémy Gisclon, n’avait jamais contesté l’absence de rémunération, mais avait toujours défendu l’idée d’un travail commun entre pairs. L’influenceur, connu pour ses interviews de candidats de téléréalité dans son bain et suivi par 2,5 millions d’abonnés sur Instagram, sort donc blanchi de cette longue bataille judiciaire.
Cette décision en appel marque probablement la fin du feuilleton judiciaire pour le chroniqueur, même si elle relance le débat sur les conditions de travail dans l’univers encore peu régulé des influenceurs.