Les pédiatres redoutent une vague de bronchiolite chez les nourrissons non protégés
Les pédiatres redoutent une vague de bronchiolite chez les nourrissons non protégés

En ce début d’hiver, les spécialistes de santé infantile tirent la sonnette d’alarme : près d’un bébé sur deux né entre février et août 2025 n’a pas encore reçu le traitement préventif contre la bronchiolite. La Société française de pédiatrie appelle les médecins à agir rapidement pour éviter un afflux de jeunes patients dans les hôpitaux, alors que le virus commence déjà à circuler dans plusieurs régions.

Une protection inégale et un retard préoccupant

Christèle Gras-Le Guen, porte-parole de la Société française de pédiatrie, a indiqué sur France Inter que seulement 46 % des nourrissons concernés avaient reçu le Beyfortus, l’anticorps développé par Sanofi et AstraZeneca. Ce traitement, administré dès la naissance depuis le 1er septembre, protège immédiatement les nouveau-nés contre le virus respiratoire syncytial (VRS), principal responsable de la bronchiolite. Mais les bébés nés avant cette date n’ont pas bénéficié du dispositif, car la maladie ne circulait pas encore à ce moment-là. Selon la pédiatre, les praticiens hospitaliers prescrivent largement ce traitement, mais la mobilisation reste trop faible en médecine de ville. Elle exhorte donc les généralistes à rattraper le retard dès maintenant. Le vaccin Pfizer, destiné aux femmes enceintes, complète ce dispositif, mais ne remplace pas la protection directe offerte au nourrisson par le Beyfortus.

Un virus déjà actif dans certaines régions

Santé publique France a confirmé que l’épidémie saisonnière de bronchiolite a commencé fin octobre, touchant d’abord l’Île-de-France, avant de s’étendre progressivement à la Normandie et au reste du territoire. Chaque année, près de 30 % des bébés de moins de deux ans sont infectés, parfois avec des complications nécessitant une hospitalisation. Si la bronchiolite reste le plus souvent bénigne, elle peut s’avérer dangereuse pour les nourrissons les plus fragiles. Les autorités sanitaires rappellent que d’autres virus respiratoires, comme les rhinovirus, circulent également et peuvent provoquer des symptômes similaires. Les pédiatres insistent sur l’importance d’une couverture rapide et massive pour freiner la propagation du virus avant le pic épidémique attendu en décembre. Pour eux, chaque semaine compte désormais pour protéger les tout-petits d’une maladie qui, sans être nouvelle, demeure chaque hiver un véritable défi pour le système de santé pédiatrique.

Que retenir rapidement ?

En ce début d’hiver, les spécialistes de santé infantile tirent la sonnette d’alarme : près d’un bébé sur deux né entre février et août 2025 n’a pas encore

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