France, l’ANSM interdit la vente en ligne de produits présentés comme des médicaments anti-obésité
France, l’ANSM interdit la vente en ligne de produits présentés comme des médicaments anti-obésité

L’Agence nationale de sécurité du médicament a déclenché une action d’ampleur pour mettre fin à la vente sur internet de produits présentés comme des traitements anti-obésité. Une dizaine de sites ont été identifiés : ils proposent des articles imitant l’apparence de médicaments délivrés normalement sur ordonnance, comme Ozempic ou Wegovy, mais qui s’avèrent être des contrefaçons à la composition incertaine. Ces produits, souvent vendus sous forme de stylos injecteurs ou de patchs, sont jugés dangereux en raison des impuretés qu’ils pourraient contenir, d’ingrédients non conformes et de l’absence totale de contrôle sanitaire. Certains de ces articles frauduleux vont jusqu’à arborer un logo ressemblant à celui de l’ANSM, ce qui renforce la confusion auprès des consommateurs. L’agence rappelle que les véritables traitements contre l’obésité sévère ou le diabète ne peuvent être délivrés qu’avec une prescription médicale. Elle insiste également sur le caractère trompeur et potentiellement toxique de ces contrefaçons, qui exposent les utilisateurs à des risques graves pour leur santé. Le non-respect des règles d’achat de médicaments en ligne expose aussi à des escroqueries, les acheteurs pouvant ne jamais recevoir leur commande ou se retrouver victimes de vols de données bancaires.

Une riposte judiciaire et numérique contre les sites frauduleux

Face à ces agissements, l’ANSM a saisi le procureur de la République sur la base de l’article 40 du code de procédure pénale. Les équipes ont également signalé les sites concernés sur la plateforme Pharos du ministère de l’Intérieur, afin de documenter les infractions et de permettre aux autorités de cibler les acteurs impliqués. L’agence a parallèlement demandé aux plateformes marchandes de retirer sans délai les produits illicites, une requête suivie par plusieurs sites majeurs comme eBay, Cdiscount ou Amazon. Sept autres sites, pour la plupart basés à Hong Kong, continuent toutefois de proposer ces faux médicaments. Ils sont engagés dans des pratiques de vente et de publicité illégales et pourraient faire l’objet de nouvelles poursuites judiciaires. L’ANSM assure qu’elle renouvellera systématiquement ces démarches dès qu’un nouveau site sera signalé, afin de lutter durablement contre la diffusion de produits dangereux et de permettre, le cas échéant, leur saisie par les services douaniers. Dans un marché en pleine expansion, où la popularité de certains traitements anti-obésité alimente la demande, les autorités sanitaires insistent sur la nécessité de se tourner exclusivement vers les circuits médicaux et pharmaceutiques autorisés.

Que retenir rapidement ?

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