Depuis longtemps, l’alcool nourrit des croyances qui se répètent de génération en génération. Parmi elles, l’idée qu’il existerait un bon ou un mauvais ordre pour consommer bière, vin ou spiritueux. Les recherches démontrent pourtant que l’ordre des boissons ne change rien à la gueule de bois : seule la quantité totale d’alcool ingérée en détermine la violence. Les études menées sur le sujet montrent que les signaux d’ivresse ressentis au cours de la soirée, comme les pertes d’équilibre ou les vomissements, prédisent bien mieux l’état du lendemain que le choix de commencer par un verre plutôt qu’un autre.
La fausse chaleur provoquée par l’alcool
Autre idée persistante, la sensation trompeuse selon laquelle boire réchaufferait réellement. Les travaux médicaux démontrent que cette impression est liée à la dilatation des vaisseaux en surface, qui donne l’illusion de chaleur tout en provoquant une perte thermique accélérée. La température interne baisse alors progressivement, un phénomène qui peut devenir dangereux en période de froid, malgré les joues rouges et la chaleur apparente ressentie juste après avoir bu.
Le café n’efface pas l’alcool
Dernière idée reçue tout aussi tenace : la croyance qu’un café bien serré aiderait à dégriser. Les expérimentations menées en laboratoire montrent qu’il n’en est rien. La caféine peut donner l’impression de retrouver de la vigilance, mais elle ne modifie ni l’alcoolémie ni les effets de l’alcool sur la coordination, l’attention ou les réflexes. Les tests de conduite simulée confirment que l’ajout de café ne compense pas la perte de capacités. Seul le temps permet à l’organisme d’éliminer l’alcool, sans raccourci possible.