Le sommet « Choose France » attire 20 milliards d’euros d’investissements étrangers
Le sommet « Choose France » attire 20 milliards d’euros d’investissements étrangers

Le président Emmanuel Macron a annoncé lundi que la dernière édition du sommet « Choose France », organisée au château de Versailles, avait permis de mobiliser 20 milliards d’euros de nouveaux investissements étrangers dans l’Hexagone. Des projets dans les secteurs de la défense, de l’énergie, de l’industrie et de l’intelligence artificielle viendront renforcer l’attractivité économique du pays.

Ce rendez-vous annuel, initié par Macron en 2018, est devenu un moment stratégique pour séduire les dirigeants d’entreprises internationales. Il vise à redorer l’image de la France, autrefois perçue comme une économie marquée par une fiscalité contraignante et un marché du travail rigide. Cette année, les annonces ont également inclus un complément de 20 milliards d’euros en projets axés sur l’IA, faisant suite au sommet dédié tenu à Paris en février.

Parmi les projets phares, le géant américain Prologis prévoit d’investir 6,4 milliards d’euros dans quatre centres de données autour de Paris. La fintech britannique Revolut, pour sa part, prévoit un milliard d’euros d’investissement sur trois ans pour renforcer sa présence en France, et entamera les démarches pour obtenir une licence bancaire française. D’autres initiatives proviennent notamment du fonds émirati MGX, spécialisé dans l’intelligence artificielle, ou encore de l’entreprise portugaise Tekever, qui construira une usine d’assemblage de drones dans le sud-ouest de l’Italie, pour un montant de 100 millions d’euros.

Confronté à une série de plans sociaux dans l’industrie et à la pression économique croissante induite par la politique protectionniste du président américain Donald Trump, Macron a souligné la nécessité de renforcer l’investissement dans les technologies clés du futur. « Nous devons investir beaucoup plus dans l’IA, les technologies vertes, la défense et la sécurité, notamment parce que c’est une course », a-t-il insisté.

La France reste le premier pays d’accueil des investissements étrangers en Europe pour la sixième année consécutive, selon le baromètre d’EY. Toutefois, l’étude révèle également une baisse du nombre de projets sur le continent pour la deuxième année d’affilée, tandis que les États-Unis bénéficient d’un net regain d’intérêt des investisseurs, grâce notamment à l’Inflation Reduction Act et aux promesses pro-entreprises de Trump.

Malgré ces succès, le chef de l’État n’est pas parvenu à dissuader certaines grandes entreprises françaises de privilégier l’étranger. Sanofi, notamment, prévoit d’injecter plus de 20 milliards de dollars dans ses activités industrielles aux États-Unis, une décision qui suscite l’inquiétude de plusieurs responsables politiques français.

Partager