Le tribunal administratif de Besançon a tranché : la mairie écologiste devra retirer le drapeau palestinien installé depuis le 23 juin sur l’esplanade des Droits de l’homme. La justice a estimé que ce geste symbolique portait « gravement atteinte au principe de neutralité du service public », en réponse à une saisine du préfet du Doubs. Le retrait est prévu pour ce samedi à 14h30, a confirmé la municipalité.
Une décision qui relance le débat sur la neutralité
La maire de Besançon, Anne Vignot, a dénoncé une décision « choquante », défendant un acte « de solidarité face à un peuple affamé et sous les bombes ». Elle rappelle que la ville avait procédé de la même manière en faveur du peuple ukrainien sans soulever l’opposition du préfet. L’édile affirme agir en cohérence avec la position d’Emmanuel Macron, qui a reconnu en mai le droit des Palestiniens à un État, et invoque l’urgence humanitaire à Gaza.
Plusieurs communes, comme Gennevilliers ou Mitry-Mory, ont connu le même sort judiciaire.