Immigration et justice politique : Jean-Eudes Gannat privé de réseaux sociaux pour avoir décrit le réel
Immigration et justice politique : Jean-Eudes Gannat privé de réseaux sociaux pour avoir décrit le réel

Pour la première fois en France, un citoyen a été arrêté, placé en garde à vue et poursuivi pour avoir publié une vidéo dénonçant la submersion migratoire. Jean-Eudes Gannat, père de famille angevin et militant politique, a été interpellé pour avoir filmé des migrants afghans devant un supermarché de sa ville d’origine, Segré (49).

Ses propos, « marre de vivre avec les voisins des talibans jusqu’au fin fond de nos campagnes », n’ont rien d’un appel à la haine, mais ils ont suffi à déclencher la machine d’une justice devenue politique, plus prompt à censurer les mots qu’à combattre les causes qu’ils dénoncent.

Initialement convoqué pour une comparution immédiate, Jean-Eudes Gannat a finalement été placé sous contrôle judiciaire, après 24 heures de garde à vue. Il est interdit de publication sur X et TikTok pendant un mois et de se rendre dans le Leclerc de sa ville de Segré. Il sera jugé le 6 mai 2026.

L’avocat du prévenu, Me Mathieu Sassi, dénonce une dérive de justice politique : « On a décidé de priver de sa liberté Jean-Eudes Gannat pour avoir médiatisé le réel : l’invasion migratoire ! »

Un climat inquiétant pour la liberté d’expression

L’affaire fait craindre un basculement : décrire la réalité migratoire devient un délit d’opinion. Sans appel à la haine ni propos diffamatoires, Jean-Eudes Gannat n’a fait qu’exprimer une lassitude largement partagée face à une immigration incontrôlée. Or c’est désormais ce constat-là que la justice cherche à museler.

L’avocat alerte sur une logique d’intimidation judiciaire : « Un cap a été franchi dans la censure. »

Une phrase qui résonne comme un avertissement : la liberté d’expression est de plus en plus conditionnée à la conformité idéologique.

Une dérive qui rappelle certains précédents britanniques

Chez nos voisins d’outre-Manche, la répression de la parole citoyenne a déjà franchi un seuil. À la suite du meurtre de trois fillettes à Southport en 2024, des internautes ayant simplement publié des messages hostiles à l’accueil de clandestins ont été condamnés à des peines de prison ferme, jusqu’à trois ans pour « incitation en ligne ».

Une dérive inquiétante : quand la justice devient politique, elle frappe d’abord ceux qui dénoncent, non ceux qui agressent. En France comme au Royaume-Uni, les réfractaires sont désormais traités plus sévèrement que les criminels qu’ils dénoncent.

Que retenir rapidement ?

Pour la première fois en France, un citoyen a été arrêté, placé en garde à vue et poursuivi pour avoir publié une vidéo dénonçant la submersion migratoire.

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