Alors que la crise politique s’intensifie, La France insoumise tente une nouvelle fois de faire destituer Emmanuel Macron. Le Bureau de l’Assemblée nationale examinera ce mercredi la recevabilité de la proposition de résolution portée par Mathilde Panot et signée par 104 députés, un record pour ce type de démarche. L’opposition de gauche accuse le président d’avoir commis un « manquement à ses devoirs » en refusant de nommer la candidate du Nouveau Front Populaire à Matignon.
Une procédure symbolique sans chance d’aboutir
Conformément à l’article 68 de la Constitution, la destitution d’un président ne peut être prononcée qu’en cas de faute grave, et doit être validée par les deux tiers du Parlement réuni en Haute Cour. Un scénario jugé impossible compte tenu des équilibres actuels à l’Assemblée et au Sénat. En 2024 déjà, une procédure similaire avait échoué dès la commission des lois. Cette nouvelle tentative, bien que plus soutenue à gauche, a donc très peu( voire aucune) chance d’aboutir.