Le président américain Donald Trump a affirmé mardi soir qu’Israël avait donné son feu vert aux conditions nécessaires pour conclure un cessez-le-feu temporaire de 60 jours dans la bande de Gaza. Cette déclaration, publiée sur ses réseaux sociaux, survient alors que les hostilités entre l’armée israélienne et le Hamas se poursuivent avec une intensité meurtrière sur l’ensemble du territoire palestinien.
« Israël a accepté les conditions nécessaires pour finaliser le CESSEZ-LE-FEU de 60 jours, pendant lequel nous travaillerons avec toutes les parties pour mettre fin à la guerre », a annoncé Trump dans un message solennel. Il n’a toutefois donné aucun détail supplémentaire sur les termes de cet accord ou sur les engagements précis du gouvernement israélien.
Le président américain n’a pas mentionné si le Hamas, acteur central du conflit, avait également accepté ces conditions. Le groupe islamiste avait déjà indiqué dans des déclarations récentes qu’il ne renoncerait pas à la lutte armée, tout en laissant la porte ouverte à un cessez-le-feu négocié à condition que certaines garanties humanitaires et politiques soient assurées.
Sur le terrain, les combats se sont intensifiés ces dernières 48 heures, notamment à Gaza-Ville, Rafah et Khan Younès, où des raids israéliens ont détruit des quartiers entiers, provoquant de nouveaux déplacements massifs de population. Plus de 20 morts ont été recensés lundi selon les autorités sanitaires palestiniennes. L’armée israélienne n’a pas encore commenté les propos de Trump.
Cette annonce présidentielle intervient dans un contexte de diplomatie intense. Un conseiller proche de Benjamin Netanyahou se trouve actuellement à Washington pour des pourparlers de haut niveau, en amont d’une visite du Premier ministre israélien à la Maison Blanche prévue la semaine prochaine.
Si elle est confirmée, l’adhésion d’Israël à un cessez-le-feu de deux mois constituerait une avancée majeure après des mois de guerre qui ont coûté la vie à des milliers de civils et plongé Gaza dans une catastrophe humanitaire sans précédent. Reste désormais à savoir si cette trêve pourra effectivement être mise en œuvre, et si elle ouvrira la voie à une désescalade durable.