Un violent car jacking commis au Chesnay-Rocquencourt en février 2025 connaît un épilogue surprenant : l’un des agresseurs présumés est aujourd’hui libre, non pas faute de preuves, mais en raison de deux erreurs de procédure relevées par son avocat. L’affaire avait commencé lorsqu’un couple des Yvelines avait confié sa voiture à un garage clandestin de Grigny. Après avoir payé la réparation avec une liasse de billets, l’homme avait été suivi jusqu’au domicile de sa compagne. Trois braqueurs l’avaient alors agressé sous la menace d’une arme, frappé au visage et dépouillé de 1 500 euros et d’un smartphone.
Un avocat qui démonte la procédure
Identifiés rapidement, le garagiste et deux complices avaient été condamnés début septembre par le tribunal correctionnel de Versailles à des peines allant de 18 mois à trois ans de prison ferme. Le troisième exécutant, interpellé après une course-poursuite en juillet, devait comparaître à la même audience. Mais son avocat, Me Yanis Ariouat, a pointé un premier vice de procédure concernant son placement en détention, ce qui a conduit la cour d’appel à annuler la décision. L’homme s’est donc présenté libre au tribunal. Quelques semaines plus tard, l’avocat a relevé une nouvelle irrégularité : la nullité de la citation à comparaître. Résultat, le prévenu a échappé au jugement, tandis que ses complices ont écopé de lourdes peines. Le parquet de Versailles devra désormais décider s’il le convoque de nouveau, cette fois sans faille procédurale.