Violences conjugales à Creil : l’enregistrement qui a scellé la condamnation
Violences conjugales à Creil : l’enregistrement qui a scellé la condamnation

Reconnu coupable de violences conjugales et de menaces de mort, un homme de 35 ans a été condamné ce lundi 11 août par le tribunal judiciaire de Senlis. Les faits, d’abord niés en bloc, ont été établis grâce à un enregistrement audio qui a forcé l’accusé à affronter la réalité et à promettre d’en finir avec l’alcool. Assigné à résidence sous bracelet électronique pour une précédente affaire de vol avec dégradations, le trentenaire vivait reclus dans son appartement de Creil. Selon le dossier, l’isolement s’accompagnait d’une consommation d’alcool dès le matin, ce qui aurait contribué à dégrader la relation avec son épouse en instance de divorce. Elle affirmait avoir dû passer ses journées à l’extérieur pour protéger leur enfant et éviter les confrontations. Lui soutenait au contraire qu’elle s’absentait volontairement pour l’empêcher de voir son fils.

Une nuit d’accusations et de doutes

L’affaire jugée ce lundi ne portait pas sur un seul épisode. La première plainte, déposée le 27 juin, décrivait une altercation violente : insultes, menaces de mort, saisie par le cou et gifle. L’homme, ivre ce soir-là, nia toute agression, jusqu’à ce que les enquêteurs lui fassent écouter l’enregistrement de la scène. Sur le fichier sonore, un coup porté était parfaitement audible. Pris de court, il reconnaissait les faits, expliquant qu’il n’avait aucun souvenir de la soirée et que cette confrontation l’avait poussé à arrêter de boire. Quelques jours plus tard, le 4 juillet vers 23 heures, la police intervenait à nouveau. L’épouse affirmait avoir été menacée avec un couteau de cuisine, et que l’homme lui aurait arraché leur fils d’un an des bras. À l’audience, l’accusé rejetait en bloc ces accusations, assurant qu’il voulait simplement discuter. L’arme n’ayant pas été retrouvée et aucun témoin direct n’ayant confirmé l’agression, le tribunal prononçait la relaxe pour cette partie des faits.

Condamnation et obligations

Pour les violences et menaces commises fin juin, la peine est tombée : douze mois de prison, dont six avec sursis, aménageables sous bracelet électronique. L’homme devra suivre un traitement en addictologie et un suivi psychologique, ainsi qu’un stage de prévention des violences intrafamiliales. Il lui est désormais interdit de contacter la victime. Devant les juges, il affirmait avoir pris conscience de l’ampleur de ses actes en entendant sa propre voix sur l’enregistrement, estimant que sans cette preuve, il n’aurait pas mesuré leur gravité. Il a présenté des excuses, assurant que de telles violences ne se reproduiraient pas.

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