Agressions sexuelles dans l’Église : quatorze victimes réclament réparation @rawxpil
Agressions sexuelles dans l’Église : quatorze victimes réclament réparation @rawxpil

Dans la petite cité Alexandre-Dumas à Villejuif, connue des policiers comme un repaire fermé où l’omerta règne, le tribunal correctionnel de Créteil a rendu son verdict. Six jeunes hommes, jugés pour un trafic de stupéfiants bien rodé, ont écopé mercredi de peines allant jusqu’à quatre ans de prison, dont deux avec sursis. Tous ont nié, mais la présidente du tribunal n’a pas été convaincue.

Un réseau structuré comme une série télé

L’enquête, digne d’un scénario de The Wire, a mis au jour une organisation simple mais efficace. Les policiers avaient repéré le point de vente installé au cœur de la cité : un parking où se relayaient les vendeurs, réapprovisionnés grâce à une « nourrice » logée dans une résidence étudiante voisine. Les stocks de cannabis, d’herbe, de cocaïne et même de kétamine étaient dissimulés sous une table de ping-pong, le tout orchestré par deux gérants et un lieutenant. À l’issue des filatures, écoutes et surveillances, un deuxième « four » a été découvert avenue de Gentilly, évalué à 650 000 euros de chiffre d’affaires annuel.

Des excuses peu crédibles

Devant le tribunal, les prévenus ont tout nié. L’un prétendait se trouver par hasard sur le parking, un autre dénonçait des erreurs d’identification. Mais les perquisitions ont révélé des centaines de grammes de stupéfiants, des sacs de conditionnement et même une arme de poing jetée par la fenêtre lors d’une intervention. Les magistrats n’ont pas été dupes. « Oh, on va essayer d’y croire », a cinglé la présidente face à l’une des explications les plus alambiquées. Malgré la défense qui a dénoncé une enquête « bâclée » par un simple commissariat, le tribunal a retenu la solidité du dossier. Dans ce quartier enclavé où le trafic s’était ancré au quotidien, la justice a choisi d’envoyer un signal clair : la table de ping-pong ne servira plus de cache aux pochons.

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