VIDÉO - Le témoignage poignant de la mère de Philippine chez Christine Kelly: "C’est horrible, je suis chrétienne, mais je ne peux pas pardonner." (Capture d'écran CNews)
VIDÉO – Le témoignage poignant de la mère de Philippine chez Christine Kelly: « C’est horrible, je suis chrétienne, mais je ne peux pas pardonner. » (Capture d’écran CNews)

En septembre 2024, la France a été bouleversée par le meurtre de Philippine, une jeune étudiante de 19 ans à l’Université Paris-Dauphine, retrouvée morte dans le Bois de Boulogne à Paris. Invitée sur CNews dans l’émission de Christine Kelly, la mère de la jeune femme a crié sa douleur et son incapacité à pardonner au meurtrier.

Sur le plateau, elle a ainsi déclaré : « Je n’ai pas envie de lui pardonner. Non, je n’ai pas envie de lui pardonner. C’est horrible, je suis chrétienne, mais non je ne peux pas. Je suis en colère contre des personnes, contre les institutions. Un mot de la justice qui l’a libéré, les gendarmes qui n’ont pas vu pendant 8 jours qu’il ne passait plus au commissariat. Ils vont tous dire que c’était l’autre. »

Le Meurtre de Philippine au Bois de Boulogne

Le 21 septembre 2024, le corps sans vie de Philippine Le Noir de Carlan, étudiante de 19 ans à l’Université Paris-Dauphine, a été retrouvé dans le Bois de Boulogne à Paris. L’affaire a rapidement choqué la France entière, notamment en raison de la situation de l’auteur présumé, un homme de 30 ans qui était sous le coup d’une Obligation de Quitter le Territoire Français depuis plusieurs mois. Arrivé en France de manière irrégulière, il avait échappé à plusieurs tentatives d’expulsion et était déjà connu des autorités pour des faits graves.

Après le meurtre, le suspect a été rapidement identifié grâce aux images de vidéosurveillance et aux analyses téléphoniques. L’efficacité de l’enquête a permis son arrestation en Suisse quelques jours plus tard. L’homme a reconnu avoir tué Philippine, bien qu’il affirme ne pas se souvenir des circonstances exactes. Cette rapidité dans l’enquête a néanmoins mis en lumière les dysfonctionnements dans le suivi des OQTF et l’application des mesures d’expulsion.

« Mes autres enfants m’aident »

Malgré la douleur immense, Blandine de Carlan a souligné sur CNews l’importance du soutien familial : «Mes autres enfants m’aident parce qu’ils sont jeunes et qu’ils ont la vie devant eux. Ils souffrent, mais eux, ils vont de l’avant et c’est merveilleux.»

Le meurtre de Philippine a ravivé le débat sur la gestion des Obligation de Quitter le Territoire Français et la sécurité publique. La situation du suspect a mis en évidence des failles dans le suivi des étrangers en situation irrégulière, suscitant des réactions politiques et médiatiques. Des voix s’élèvent pour renforcer les procédures et éviter que des tragédies similaires ne se reproduisent à l’avenir.

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