La police serbe a annoncé lundi l’interpellation de onze personnes soupçonnées d’avoir participé à des opérations coordonnées en France et en Allemagne visant des lieux de culte et des institutions mémorielles. Selon le ministère de l’Intérieur, elles auraient agi sous la direction d’un ressortissant serbe en fuite, lui-même présenté comme opérant « sous les instructions d’un service de renseignement étranger ». Parmi les faits reprochés figurent la pose de têtes de cochon devant plusieurs mosquées, dont neuf découvertes début septembre à Paris et en région parisienne, ainsi que des jets de peinture contre le Musée de l’Holocauste, trois synagogues et un restaurant juif. Ces actions visaient à « inciter à la haine, aux discriminations et à la violence fondées sur la religion, la couleur de peau ou l’origine ethnique », précise le communiqué.
Une ingérence étrangère soupçonnée
Dès les premières investigations en France, les enquêteurs avaient repéré un véhicule immatriculé en Serbie autour de certaines mosquées visées. Plusieurs affaires similaires, dont celle des dégradations commises en avril contre le Mémorial de la Shoah et des lieux juifs à Paris, avaient déjà conduit à l’inculpation de trois ressortissants serbes. Depuis octobre 2023, le parquet de Paris traite neuf dossiers liés à des tentatives de déstabilisation attribuées à des ingérences étrangères, certaines sources évoquant la Russie en toile de fond. Les arrestations de ce lundi viennent renforcer la piste d’une stratégie organisée de manipulation et de provocation visant à fracturer les sociétés européennes. Les suspects devraient être entendus par la justice serbe avant d’éventuelles procédures de coopération internationale.
Que retenir rapidement ?
La police serbe a annoncé lundi l’interpellation de onze personnes soupçonnées d’avoir participé à des opérations coordonnées en France et en Allemagne vis