Aïssa Bendjaber, surnommé « l’homme au borsalino », doit de nouveau comparaître devant une cour d’assises pour un braquage commis le 1er août 2023 dans une joaillerie parisienne. Âgé aujourd’hui de 68 ans et multirécidiviste, il est accusé d’avoir orchestré le vol de près de 2,3 millions d’euros de bijoux dans une boutique Piaget, en compagnie de plusieurs complices.
Selon l’enquête, l’homme s’est présenté coiffé d’un béret, accompagné d’une femme chargée de jouer le rôle d’une cliente fortunée. Une fois à l’intérieur, il aurait brandi une arme pour neutraliser les employés, avant qu’un complice armé ne les rejoigne pour s’emparer des montres et bijoux. Aucun coup de feu n’a été tiré. Les suspects affirment que les armes étaient factices, tandis que les expertises évoquent au minimum un pistolet d’alarme.
Un braquage chaotique aux lourdes conséquences judiciaires
L’opération a été marquée par plusieurs dysfonctionnements, dont un scooter qui ne démarre pas et un pistolet tombé au sol. Les bijoux, jamais retrouvés, auraient été dissimulés avant d’être écoulés à l’étranger. Sept personnes ont été mises en cause dans ce dossier, certaines soupçonnées d’avoir aidé à la préparation ou à la fuite.
Déjà condamné à de multiples reprises et ayant passé plus de vingt ans en prison, Aïssa Bendjaber aurait indiqué aux enquêteurs vouloir commettre un dernier braquage avant un autre procès prévu en 2023 pour des faits antérieurs. Les employés présents lors du vol ont, eux, fait état de séquelles psychologiques durables.