Trois nouveaux fugitifs parmi les dix détenus évadés d’une prison de la Nouvelle-Orléans le 16 mai dernier ont été appréhendés lundi, a annoncé la police de l’État de Louisiane. Deux hommes restent toujours en cavale, dix jours après cette évasion spectaculaire qui a mis en lumière de graves failles de sécurité au centre de justice de la paroisse d’Orléans.
Lenton Vanburen, 26 ans, incarcéré pour violation de liberté conditionnelle et possession illégale d’armes à feu, a été arrêté à Baton Rouge, à environ 130 kilomètres au nord-ouest de La Nouvelle-Orléans. Parallèlement, Leo Tate et Jermaine Donald ont été capturés dans le comté de Walker, au Texas, grâce à la collaboration avec le département texan de la sécurité publique.
Ces arrestations portent à huit le nombre de fugitifs repris. Deux avaient été rattrapés dès les premières heures suivant l’évasion, dont l’un retrouvé caché sous une voiture dans un garage d’hôtel du célèbre Quartier français. Deux détenus restent introuvables, maintenant les forces de l’ordre en alerte.
Les circonstances de l’évasion sont aussi rocambolesques qu’inquiétantes : les détenus ont réussi à sortir de leur cellule en déraillant une porte coulissante, puis ont arraché les toilettes et le lavabo pour créer un passage dans le mur. Une fois dans les coulisses du bâtiment, ils ont fui par un quai de chargement, escaladé un mur et traversé une autoroute voisine, comme le montrent des images de vidéosurveillance diffusées par la police.
L’enquête a également révélé l’implication de plusieurs complices. Cinq personnes ont été arrêtées pour avoir aidé à l’évasion ou à la fuite des détenus. Parmi elles, un agent d’entretien de la prison aurait coupé l’arrivée d’eau d’une cellule à la demande d’un détenu, facilitant l’arrachage des installations sanitaires. D’autres complices présumés sont accusés d’avoir fourni véhicules, argent ou assistance après l’évasion.
Le centre de justice d’Orléans héberge principalement des personnes en attente de procès ou de condamnation. La défaillance du système de sécurité a provoqué une vive réaction dans la population locale, alimentant un débat sur les conditions de détention et la prévention des évasions dans les établissements pénitentiaires.