Nordahl Lelandais condamné pour violences conjugales commises au parloir de sa prison. Il perd aussi son autorité parentale. (DR)
Nordahl Lelandais condamné pour violences conjugales commises au parloir de sa prison. Il perd aussi son autorité parentale. (DR)

Hier, le tribunal correctionnel de Colmar a condamné Nordahl Lelandais à un an de prison ferme pour des faits de violences conjugales commis lors d’un parloir en prison. En plus de cette peine d’emprisonnement, il se voit retirer son autorité parentale et est interdit de voir ou de contacter son fils pendant une durée de trois ans. Cette décision marque une nouvelle étape judiciaire dans le parcours déjà lourdement chargé de l’ancien maître-chien, dont le nom reste associé aux affaires criminelles les plus marquantes de ces dernières années.

Les faits reprochés à Nordahl Lelandais

Les violences remontent au 9 juin 2025, au sein de la prison d’Ensisheim, dans le Haut-Rhin. Ce jour-là, Nordahl Lelandais recevait la visite de sa compagne, en présence de leur fils âgé de seulement 19 mois. Selon les images de vidéosurveillance et les témoignages recueillis, il aurait saisi la jeune femme par le cou, avant de lui tirer les cheveux et de la faire basculer. La scène a provoqué une intervention immédiate des surveillants pénitentiaires alertés par des cris.

Lors de l’audience, Lelandais a contesté la qualification de violences. Selon lui, il ne s’agissait pas d’une agression mais d’une simulation destinée à montrer à sa compagne les dangers encourus lorsqu’elle sortait seule faire du sport. Le tribunal n’a toutefois pas retenu cette version, considérant que les gestes commis devant un enfant en bas âge constituaient bel et bien des violences conjugales.

Une peine supplémentaire qui s’ajoute à la perpétuité

La sanction prononcée par le tribunal correctionnel de Colmar vient s’ajouter aux peines déjà extrêmement lourdes que purge Nordahl Lelandais. L’ancien militaire a été condamné en 2021 à la réclusion criminelle à perpétuité assortie d’une période de sûreté de 22 ans pour l’enlèvement et le meurtre de la petite Maëlys, survenu en août 2017. En parallèle, il a également été condamné à 20 ans de réclusion pour l’homicide volontaire du caporal Arthur Noyer, disparu en avril 2017 en Savoie.

Au-delà de la peine de prison ferme, le tribunal a décidé de retirer à Nordahl Lelandais son autorité parentale. Cette décision vise à protéger l’enfant et à garantir qu’aucun contact n’ait lieu avec son père pendant au moins trois ans.

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