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Meurtre de Quentin par des antifas : «Au moins six personnes l’ont frappé», indique le procureur. (CNews)

Le procureur de la République de Lyon a détaillé ce lundi après‑midi les circonstances de la lâche agression de Quentin par des antifas, qui a conduit à son décès. Lors d’une conférence de presse, le procureur a précisé qu’« au moins six personnes ont frappé Quentin Deranque, le laissant au sol », indiquant que l’autopsie a révélé « surtout des lésions à la tête ». « Une enquête criminelle ouverte. Pas d’interpellation à ce stade », a‑t‑il ajouté, confirmant qu’à ce stade aucune arrestation n’avait encore été effectuée.

Des violences en marge d’une manifestation

Selon le procureur, les faits se sont déroulés jeudi vers 17h30 en marge d’une conférence donnée par l’eurodéputée Rima Hassan à l’Institut d’études politiques de Lyon, à laquelle participaient des militantes du collectif Némésis. Ce groupe, composé de sept jeunes femmes, avait déployé une banderole pour contester la venue de la parlementaire. Plusieurs individus sont alors intervenus pour empêcher la manifestation de se dérouler, blessant deux des jeunes femmes présentes. Vers 18h, des hommes chargés de la sécurité pour Némésis ont été pris à partie. « Trois jeunes hommes, dont Quentin D., ont alors été jetés au sol et frappés à de nombreuses reprises par des individus », a‑t‑il expliqué.

Quentin Deranque, grièvement touché, a tenté de se relever avant de s’effondrer peu après. L’autopsie a montré des lésions crâniennes sévères, selon le procureur. Une enquête criminelle pour « homicide volontaire » a été ouverte parallèlement à une enquête pour « violences aggravées par trois circonstances » et pour « association de malfaiteurs en vue de commettre un délit », a‑t‑il précisé.

La famille appelle au calme

Le jeune homme était proche du collectif identitaire Némésis. La famille a qualifié l’attaque de meurtre et demandé calme et retenue dans un contexte extrêmement tendu. Quentin D. avait été hospitalisé dans un état critique avant de décéder samedi des suites de ses blessures graves. Sa famille et des proches ont souligné qu’il n’était ni agent de sécurité professionnel ni porteur d’antécédents judiciaires, et qu’il était étudiant en mathématiques et philosophie, décrit comme pacifique par ceux qui le connaissaient.

Ces événements ont rapidement pris une dimension politique. Le président de la République a appelé au calme et au respect, dénonçant un « déferlement de violence inouï  » et affirmant que « dans la République aucune cause, aucune idéologie ne justifie de tuer », selon des déclarations rapportées par plusieurs organes de presse.

Le ministre de l’Intérieur a affirmé que c’était « clairement l’ultra‑gauche qui a tué » le jeune homme, tandis que des figures de la droite et de l’extrême droite ont pointé du doigt la responsabilité morale de certains partis de gauche, en particulier LFI, dans un climat jugé de plus en plus violent.

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