Meurtre de Quentin Deranque : deux nouvelles interpellations ce matin, 11 personnes au total sont en garde à vue
Meurtre de Quentin Deranque : deux nouvelles interpellations ce matin, 11 personnes au total sont en garde à vue

À Lyon, l’enquête sur la mort du militant nationaliste Quentin Deranque, agressé mortellement la semaine dernière, a franchi une nouvelle étape ce mercredi matin avec l’arrestation de deux personnes supplémentaires, portant à 11 le nombre de suspects placés en garde à vue. Les nouvelles arrestations ont concerné un homme entendu comme suspect dans cette affaire ainsi que sa compagne.

Une enquête pour homicide volontaire

L’enquête judiciaire, ouverte pour « homicide volontaire », s’est intensifiée depuis la violente agression qui a coûté la vie à Quentin Deranque, âgé de 23 ans, frappé par plusieurs individus cagoulés près de l’Institut d’études politiques de Lyon alors qu’il participait à un rassemblement politique. L’agression a été filmée et diffusée par différents médias, suscitant une vive émotion dans l’ensemble du pays.

11 suspects identifiés

Sur les 11 gardés à vue, figurent huit hommes et trois femmes, dont plusieurs sont suspectés d’avoir pris part directement aux violences, et d’autres d’avoir apporté un soutien logistique ou moral. Au moins six d’entre eux sont suspectés d’être impliqués dans l’agression elle-même, selon les informations recueillies par les enquêteurs.

Parmi les personnes arrêtées figure Jacques‑Elie Favrot, assistant parlementaire du député Raphaël Arnault. Ce dernier a annoncé avoir engagé les démarches pour mettre fin au contrat de travail de Jacques‑Elie Favrot à l’Assemblée nationale.

Des liens avec l’ultragauche et « La Jeune Garde »

Les autorités judiciaires et policières s’intéressent particulièrement au rôle présumé de membres ou de sympathisants de la mouvance antifasciste de l’« ultragauche », ainsi qu’à des éléments liés à l’organisation dite La Jeune Garde, un groupe dissous par le ministère de l’Intérieur en 2025 mais toujours au centre des investigations. Plusieurs suspects sont connus des services de renseignement pour leur appartenance ou leur proximité avec ce mouvement.

Le procureur de Lyon, Thierry Dran, a confirmé que les personnes interpellées sont actuellement entendues dans le cadre d’une garde à vue pouvant durer jusqu’à 48 heures, période au cours de laquelle les enquêteurs poursuivent leurs auditions et exploitent les éléments de preuve récoltés.

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