Une séquence filmée jeudi matin dans le quartier de la Joliette, à Marseille, continue d’alimenter la polémique. Diffusée par l’AFPTV et reprise massivement sur les réseaux sociaux, elle montre une jeune femme au sol frappée et bousculée par des policiers en marge de la mobilisation du 18 septembre. La direction interdépartementale de la police nationale a annoncé ce vendredi l’ouverture d’une enquête interne. Sur les images, un agent assène un coup de pied à la manifestante en lui ordonnant de partir. Alors qu’elle tente de s’éloigner en répétant « pardon », elle est de nouveau poussée et retombe au sol.
Des scènes tournées lors des dispersions
La vidéo a été captée peu après 7 heures, alors que des petits groupes de manifestants étaient dispersés sous les gaz lacrymogènes. La préfecture de police évoquait ce même jour la présence de 200 personnes jugées « hostiles » près du centre commercial des Terrasses du port, dont une centaine ont été contrôlées et 22 interpellées. Sur X, la police a par ailleurs publié la photo d’un stock de matériel saisi, comprenant masques et produits inflammables.
Une vague d’indignation politique et citoyenne
Les images ont été vues plusieurs dizaines de millions de fois et suscité de vives réactions. Le député LFI Manuel Bompard a dénoncé une « agression gratuite », tandis que Marine Tondelier (EELV) a parlé de « violences policières graves ». Pour l’heure, une source policière affirme que « rien ne contrevient à la doctrine du maintien de l’ordre », malgré l’émotion provoquée par la scène. L’enquête interne devra déterminer si les gestes des policiers sont compatibles avec les règles en vigueur en matière de maintien de l’ordre.