L’affaire provoque un nouveau séisme dans la police. Un fonctionnaire marseillais a été mis en examen et placé en détention provisoire pour viol et agression sexuelle sur une touriste britannique de 37 ans. Les faits, que la victime dénonce comme ayant eu lieu dans la nuit du 9 au 10 septembre, se seraient déroulés dans une voiture de police, alors qu’elle était menottée à l’arrière. Selon sa plainte déposée le lendemain au commissariat de La Ciotat, où elle avait été conduite pour ivresse publique et manifeste, la jeune femme affirme avoir été encadrée par deux agents. L’un d’eux l’aurait embrassée de force et pénétrée digitalement, profitant de sa vulnérabilité et de l’autorité que lui conférait son uniforme. L’association locale d’aide aux victimes a immédiatement pris en charge la plaignante.
Des policiers mis en cause à différents degrés
Deux jours après la plainte, les trois membres de l’équipage ont été placés en garde à vue. Le principal suspect est poursuivi pour viol et agression sexuelle « par personne abusant de l’autorité que lui confère sa fonction ». Un second agent est mis en examen pour « abstention volontaire d’empêcher un crime ou un délit contre l’intégrité physique d’une personne », et placé sous contrôle judiciaire. Le troisième a obtenu le statut de témoin assisté. L’Inspection générale de la police nationale (IGPN) a été saisie du dossier. Le procureur de la République de Marseille, Nicolas Bessone, a confirmé les mises en examen et précisé que les investigations se poursuivaient afin d’établir les responsabilités précises de chacun. Ce nouveau scandale éclate dans un contexte déjà tendu pour l’institution, plusieurs affaires de violences et d’agressions sexuelles impliquant des policiers ayant récemment suscité des critiques sur la capacité de la hiérarchie à prévenir et sanctionner ces comportements. À Marseille, ce dossier s’annonce explosif, mêlant la gravité des faits présumés à la question sensible de la confiance entre forces de l’ordre et citoyens.