Près de Lyon, un homme s’accuse d’avoir acheté des poupées sexuelles d’apparence enfantine sur Shein
Près de Lyon, un homme s’accuse d’avoir acheté des poupées sexuelles d’apparence enfantine sur Shein

Le géant mondial de la mode en ligne Shein est au cœur d’une nouvelle controverse en France. La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes a signalé à la justice la présence sur le site du groupe asiatique de poupées sexuelles à l’apparence d’enfants, une découverte jugée d’une gravité exceptionnelle par les autorités françaises, qui pourraient interdire le site en France.

Des produits qualifiés de “caractère pédopornographique”

Selon la DGCCRF, la description et la présentation de ces produits ne laissent « guère de doute quant à leur caractère pédopornographique ». Ces objets, proposés par des vendeurs tiers sur la plateforme, étaient accessibles au grand public sans mesure de filtrage particulière, exposant ainsi les mineurs à des contenus à connotation sexuelle explicite.

Ce signalement a été transmis sans délai au parquet de Paris et à l’Arcom, le régulateur des contenus audiovisuels et numériques. Les enquêteurs de la Répression des fraudes ont par ailleurs pointé « l’absence de dispositifs efficaces de contrôle et de blocage » empêchant l’accès à ces contenus illicites.

Réaction de Shein : “tolérance zéro” et enquête interne

Shein a réagi rapidement, affirmant avoir retiré les produits concernés dès la découverte du problème. L’entreprise indique appliquer une politique de tolérance zéro à l’égard de tout contenu ou article jugé illégal, et a annoncé l’ouverture d’une enquête interne pour comprendre comment ces annonces ont pu contourner ses systèmes de contrôle automatisés.

Le groupe a également indiqué mener une revue complète de sa plateforme afin de repérer d’éventuels produits similaires publiés par d’autres vendeurs. Malgré ces déclarations, plusieurs médias ont constaté que certains articles aux caractéristiques proches restaient accessibles, ce qui interroge sur l’efficacité réelle des dispositifs de modération.

Une polémique qui fragilise Shein avant son implantation physique à Paris

Ce scandale éclate à un moment particulièrement sensible pour le groupe chinois, à quelques jours seulement de l’ouverture de son premier magasin permanent à Paris. Cette initiative, censée marquer l’ancrage de Shein dans le commerce physique européen, se trouve désormais éclipsée par une affaire qui suscite l’indignation du public et la vigilance accrue des autorités.

Des antécédents embarrassants

La diffusion, la possession ou la commercialisation de représentations à caractère pédopornographique est punie en France de jusqu’à sept ans d’emprisonnement et 100 000 euros d’amende. Le manquement à l’obligation de filtrage de tels contenus peut entraîner trois ans de prison et 75 000 euros d’amende.

Ce n’est pas la première fois que Shein se retrouve dans le viseur de l’administration française. L’entreprise a déjà été sanctionnée à plusieurs reprises pour des pratiques commerciales trompeuses et des manquements en matière de conformité de produits. En juillet dernier, elle avait écopé d’une amende record de 40 millions d’euros pour avoir induit les consommateurs en erreur sur ses promotions et la qualité de ses articles.

Que retenir rapidement ?

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