Un tribunal guatémaltèque a condamné mardi six anciens responsables – deux policiers et quatre agents de protection de l’enfance – à des peines allant de 6 à 25 ans de prison pour leur rôle dans l’incendie qui a tué 41 adolescentes au foyer public Virgen de la Asunción en 2017.
Les juges les ont reconnus coupables d’homicide, de maltraitance sur mineurs, d’abus d’autorité et de manquement aux devoirs. Cette tragédie, survenue le 8 mars 2017 près de la capitale, avait provoqué une onde de choc internationale et mis en lumière des abus systémiques dans les institutions d’accueil guatémaltèques.
Ce jour-là, 56 jeunes filles avaient été enfermées dans une salle exiguë pour les punir d’avoir protesté contre des violences et tenté de fuir. Après plusieurs heures, l’une d’elles mit le feu à un matelas pour forcer les gardiens à ouvrir. La police aurait attendu neuf minutes avant de déverrouiller la porte, malgré les appels à l’aide.
Le sinistre avait causé la mort de 41 mineures et laissé 15 survivantes grièvement brûlées. Les familles des victimes espèrent que ces condamnations ouvriront la voie à une réforme profonde du système de protection de l’enfance au Guatemala.