Gravelines : Greenpeace condamnée à 30 000 euros d’amende pour son intrusion à la centrale nucléaire @wikipedia commons
Gravelines : Greenpeace condamnée à 30 000 euros d’amende pour son intrusion à la centrale nucléaire @wikipedia commons

Le tribunal de Dunkerque a tranché : l’ONG Greenpeace devra s’acquitter d’une amende de 30 000 euros pour l’action menée le 28 octobre 2024 à la centrale nucléaire de Gravelines, dans le Nord. Douze militants avaient pénétré sur le site en zodiac, armés de banderoles, cerfs-volants et fumigènes bleus, pour dénoncer selon eux la vulnérabilité de la centrale face au risque de submersion marine, alors qu’elle doit accueillir deux futurs réacteurs EPR.

Des militants sanctionnés mais pas emprisonnés

Cinq des activistes ont été condamnés à 800 euros d’amende, une sanction inscrite dans leur casier judiciaire. Les sept autres écopent de la même peine, mais avec 400 euros assortis de sursis. Le parquet avait pourtant requis en juin des peines de prison allant de trois à six mois avec sursis. Pour la défense, le jugement reste « timoré » mais marque une atteinte à la liberté d’expression des militants. Leur avocate, Marie Dosé, estime que les déclarer coupables envoie « le pire signal » au combat mené contre le nucléaire. Greenpeace France regrette également que le tribunal n’ait pas reconnu la légitimité de cette action symbolique et non violente. Entre condamnation financière et inscription au casier pour certains, l’ONG voit sa stratégie médiatique sanctionnée sans excès de sévérité judiciaire, mais le débat sur la place de l’activisme environnemental dans l’espace public reste entier.

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