Finistère : un ex-entraîneur d’escrime condamné pour agressions sexuelles sur mineures
Finistère : un ex-entraîneur d’escrime condamné pour agressions sexuelles sur mineures

À Brest, le tribunal correctionnel a condamné lundi un ancien maître d’armes à deux ans de prison avec sursis pour des faits d’agressions sexuelles, d’exhibition, ainsi que pour la détention, l’importation et l’enregistrement d’images pédopornographiques. L’homme, âgé de 41 ans, exerçait jusqu’en 2021 au sein de l’Escrime Club Morlaisien, à Morlaix, dans le Finistère. Il lui est désormais interdit d’exercer toute activité professionnelle ou bénévole au contact de mineurs. C’est en juin 2021 qu’une psychologue scolaire avait donné l’alerte auprès du parquet. Une adolescente, suivie dans le cadre d’un mal-être, avait confié à cette professionnelle des faits troublants impliquant son entraîneur. Une enquête est alors ouverte. Rapidement, les témoignages se recoupent. Entre 2016 et 2020, le maître d’armes recevait chez lui plusieurs de ses élèves pour des séances dites de « renforcement musculaire ». Ces rendez-vous s’achevaient régulièrement par des massages équivoques ou des temps de « relaxation », avant que les adolescentes ne soient invitées à se doucher dans sa salle de bain.

Un système bien rodé et des preuves accablantes

Lors des perquisitions menées au domicile du suspect, les enquêteurs découvrent un fond documentaire accablant : plus de 4 000 fichiers à caractère pédopornographique et une vingtaine de vidéos. Parmi ces images, certaines montrent des jeunes filles sous la douche, filmées à leur insu. Trois adolescentes identifiables, toutes licenciées du club, apparaissent sur ces enregistrements. L’une d’elles, selon les éléments du dossier, était née en 2008. Face au tribunal, l’ancien entraîneur a nié toute intention agressive, avançant une « curiosité malsaine » et l’envie de « transgresser un interdit ». Inconnu jusqu’alors de la justice, il a fini par présenter des excuses à ses victimes. La procureure avait requis trois ans de prison avec sursis. Le tribunal a finalement retenu une peine de deux ans, assortie de l’interdiction définitive d’exercer au contact de mineurs.

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