Église de France : polémique autour de la nomination d’un prêtre condamné pour viol
Église de France : polémique autour de la nomination d’un prêtre condamné pour viol

La nomination de Dominique Spina, condamné en 2006 à cinq ans de prison pour viol sur mineur, au poste de chancelier du diocèse de Toulouse, provoque une fracture inédite au sein de l’Église catholique.

Un poste en vue, une indignation immédiate

Ancien aumônier, reconnu coupable d’abus dans les années 1990, Dominique Spina occupait depuis plusieurs années un emploi discret d’archiviste. Sa promotion, décidée par l’archevêque de Toulouse, Guy de Kerimel, a été perçue comme un affront par les victimes et certains membres du clergé. L’évêque de Viviers, Hervé Giraud, a publiquement dénoncé cette décision, estimant qu’elle contrevient au droit canonique, lequel exige pour un tel poste une réputation « au-dessus de tout soupçon ».

Entre miséricorde et devoir envers les victimes

L’archevêque de Toulouse défend une démarche de réinsertion, évoquant le risque d’« une mort sociale » en l’absence de miséricorde. Mais pour ses détracteurs, la priorité doit rester l’écoute et la reconnaissance de la souffrance des victimes. Plusieurs voix dans l’épiscopat appellent à une annulation pure et simple de la nomination, tandis que certains redoutent que seule une intervention du Vatican ne dénoue la crise. Une issue rapide est attendue, l’hypothèse d’une démission forcée étant désormais évoquée.

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