Alençon : quatre mois ferme pour un jeune alcoolisé qui frappait sa compagne
Alençon : quatre mois ferme pour un jeune alcoolisé qui frappait sa compagne

À 24 ans, il s’était déjà présenté devant le tribunal d’Alençon en juin dernier pour violences conjugales. Deux mois plus tard, le même scénario se répète : ce jeune homme, sans emploi, vivant chez sa mère, a de nouveau été jugé pour avoir frappé sa compagne. Lundi 18 août, la présidente du tribunal n’a pas mâché ses mots en parlant d’un « couple pathogène », tant la relation semble nourrir la spirale des violences.

Un engrenage alimenté par l’alcool

Le prévenu ne s’en cache pas : il consomme jusqu’à deux litres de vodka par jour. Un alcoolisme massif qui imprègne chaque épisode de sa vie intime. À la barre, il reconnaît avoir perdu le contrôle sous l’effet de la boisson et s’être emporté. Il venait pourtant d’obtenir son permis de conduire, qu’il voyait comme un tremplin pour s’insérer, mais la promesse de ce nouveau départ a vite été engloutie par son addiction. Les juges ont entendu une fois encore le récit d’une dispute dégénérée, d’un geste violent, et d’une compagne frappée au visage.

« Votre couple est pathogène »

Face aux hésitations du jeune homme, oscillant entre excuses et mise en cause de sa compagne, la présidente a été claire : leur relation est devenue destructrice pour l’un comme pour l’autre. Cette formule, tranchante, traduit le constat que l’alcool, la dépendance affective et la répétition des coups ont fait de leur couple un terrain fertile pour la violence. À l’audience, le prévenu a tenté de convaincre qu’il avait « compris cette fois », mais ses propos n’ont guère pesé face aux récidives rapprochées et aux images de la victime.

Une peine ferme pour briser le cycle

Le tribunal a condamné le jeune homme à quatre mois de prison ferme. Une sanction plus lourde que celle prononcée en juin, qui visait déjà à l’avertir. Derrière la peine, un objectif : protéger la victime, rappeler que l’alcool ne peut pas servir de prétexte et imposer au prévenu un arrêt brutal dans son escalade violente. Des obligations de soins devraient compléter cette incarcération, notamment autour de son addiction et de la gestion de la colère. Le message de la justice est clair : les violences conjugales, surtout lorsqu’elles se répètent en si peu de temps, ne resteront pas impunies.

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