Le chanteur Amir Haddad, connu sous son nom de scène Amir, fait face à de nouvelles tensions alors qu’un de ses concerts à Brest a nécessité un renforcement de la sécurité. La France insoumise, dans un communiqué signé par Cécile Beaudouin, candidate aux prochaines municipales à Brest, a désigné l’artiste comme un « complice des génocidaires », suscitant inquiétude et réactions dans son entourage professionnel.
Le producteur d’Amir tire la sonnette d’alarme
Antoine Gouyffes‑Yann, producteur et directeur du label Parlophone, a réagi avec fermeté aux accusations. Il a exprimé sa colère et son dégoût face au communiqué, soulignant que le texte utilise le nom complet de l’artiste, « Haddad », alors que celui-ci n’a jamais été utilisé dans sa carrière en France. Selon lui, ce choix vise à souligner la judéité de l’artiste et constitue un acte inacceptable pour un parti politique se réclamant de la gauche.
Le producteur met également en garde contre les conséquences potentielles de tels propos : « Un jour, il va y avoir un drame et ces personnes en porteront l’entière responsabilité », avertit-il, soulignant le danger pour Amir, son entourage et même son public.
Une tournée maintenue malgré le contexte
Malgré ce climat tendu, Amir poursuit sa tournée à travers la France. Ses concerts se déroulent sous une vigilance accrue pour assurer la sécurité du chanteur et des spectateurs. L’artiste continue de se produire sur scène et de maintenir son engagement artistique, tout en étant confronté à des pressions qui dépassent le cadre habituel des critiques ou des protestations.