JÉRUSALEM – Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a déclaré jeudi qu’Israël n’hésiterait pas à frapper l’Iran de nouveau si ce dernier venait à représenter une menace pour l’État hébreu, dans un contexte de tensions régionales persistantes malgré un récent cessez-le-feu.
« Le bras long d’Israël vous atteindra à Téhéran, Tabriz, Ispahan et partout où vous tenterez de menacer ou de nuire à Israël. Il n’y a nulle part où se cacher », a lancé Katz lors d’une cérémonie de remise de diplômes de l’armée de l’air israélienne. Il a ajouté : « Si nous devons revenir, nous le ferons avec plus de force. »
Ces déclarations interviennent moins d’un mois après une campagne militaire israélienne de 12 jours contre l’Iran, au cours de laquelle des sites iraniens, dont certains liés au programme nucléaire, ont été visés. Cette opération, qui a également impliqué des frappes américaines, avait fait craindre un embrasement plus large au Moyen-Orient.
Un cessez-le-feu négocié par les États-Unis et annoncé par le président Donald Trump le 23 juin avait mis un terme à ces hostilités. Israël justifie ses frappes par la nécessité de contenir les ambitions nucléaires de Téhéran, accusant l’Iran de chercher à développer l’arme atomique, ce que la République islamique nie catégoriquement.
La situation reste néanmoins volatile. Les échanges de menaces entre Jérusalem et Téhéran s’intensifient sur fond de guerre à Gaza, de tensions maritimes en mer Rouge et de préoccupations croissantes sur la prolifération nucléaire dans la région. Les propos de Katz s’inscrivent ainsi dans une logique de dissuasion assumée par Israël face à son principal rival stratégique au Moyen-Orient.