Le Premier ministre hongrois Viktor Orbán a déclaré mardi que la Hongrie pourrait bénéficier d’un dispositif de soutien financier d’un montant potentiel allant jusqu’à 20 milliards de dollars, dans le cadre d’un accord conclu avec les États-Unis.
Lors d’une interview à la chaîne ATV, le dirigeant hongrois a expliqué avoir obtenu cet engagement lors de sa rencontre avec le président américain Donald Trump, vendredi dernier à la Maison-Blanche. L’accord inclurait « quatre ou cinq mécanismes de financement transparents », parmi lesquels une ligne de swap de devises et une ligne de crédit flexible, activables « en cas de difficultés économiques », a précisé Orbán.
Le chef du gouvernement a affirmé que ces outils constitueraient une « sécurité financière » pour son pays, sans qu’un recours immédiat soit nécessaire. « Ce montant, entre 10 et 20 milliards de dollars, est insignifiant pour les États-Unis », a-t-il déclaré. La Maison-Blanche n’a pas encore commenté ces déclarations.
L’annonce intervient alors que la Hongrie, confrontée à une troisième année de stagnation économique, vient d’augmenter son objectif de déficit budgétaire à 5 % pour 2025. Le gouvernement multiplie les mesures de dépenses — baisses d’impôts, primes pour les familles et bons alimentaires pour les retraités — dans la perspective d’élections législatives particulièrement serrées prévues en 2026.
Le forint, bien qu’en légère baisse après cette révision budgétaire, demeure la monnaie la plus performante d’Europe centrale cette année, soutenue par un taux directeur parmi les plus élevés de l’Union européenne.
Enfin, Viktor Orbán a présenté cet accord financier comme la preuve que la Hongrie pouvait « se passer du soutien de Bruxelles » et diversifier ses partenariats, alors que plusieurs milliards d’euros de fonds européens restent gelés en raison des différends persistants sur l’État de droit et la gouvernance démocratique du pays.